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Economie

Coopération maroco-espagnole: L’énergie, un très bon filon

Par L'Economiste | Edition N°:2237 Le 20/03/2006 | Partager

. La 2e interconnexion électrique au stade des essais. La libéralisation du secteur ouvre de nouveaux horizons de coopérationL’énergie est le domaine où la coopération maroco-espagnole a le mieux réussi. C’est le bilan des journées d’études qui ont réuni les 16 et 17 mars à Marrakech, l’ONE (Office national de l’électricité) et son homologue en Espagne, Red Electrica. «A noter que la rencontre intervient à la veille de la pose du troisième câble sous-marin de la 2e interconnexion électrique Maroc/Espagne», indique Luis Atienza Serna, président de Red Electrica. «Nous sommes aux essais finaux avant la mise en service, ajoute-t-il. Prévue pour être opérationnelle en mai prochain, la liaison d’interconnexion relie la station Ferdioua (Maroc) à Tarifa (Espagne) et devrait renforcer la stabilité de la fréquence. Un projet de 115 millions d’euros, financé à parts égales par l’ONE et Red Electrica. A Marrakech, les experts des deux organismes mais aussi les patrons d’entreprises espagnoles ont mis en exergue les perspectives de développement de cette coopération. Et c’est Driss Benhima, coordinateur du comité Averroès, coorganisateur de ces journées, qui a présenté ce bilan. Benhima sait de quoi il parle pour avoir été la cheville ouvrière de cette coopération en 1996. DG alors de l’ONE, la coopération avait démarré sous son mandat. Il rappelle d’ailleurs que l’un des objectifs de cette interconnexion est de rendre les prix d’électricité industrielle conformes aux prix pratiqués en Europe. «Et c’est fait». Aujourd’hui, les opérateurs économiques demandent plus. Ils exigent que le coût énergétique s’aligne sur ceux dont bénéficient les entreprises dans le pourtour méditerranéen et surtout maghrébin. «Difficile, même après la libéralisation du marché», estime-t-il.La libéralisation du marché intéresse en effet les Espagnols. «Le projet de loi de réforme a été élaboré entre autres pour attirer les investissements privés», indique le ministre de l’Energie, Mohammed Boutaleb. En dehors de la centrale thermique de Tahaddart, opérationnelle depuis 2005, il y a par ailleurs la participation espagnole pour la réalisation du PERG (programme d’électrification rurale général), le parc éolien d’Essaouira dont la mise en service est prévue en 2007. L’ambassadeur espagnol Luis de Planas met quant à lui en avant le projet d’assistance technique de l’Union européenne pour l’intégration progressive des marchés de l’électricité du Maroc, d’Algérie et de Tunisie dans le marché européen. Ceci fera également de l’interconnexion maroco-espagnole «un carrefour énergétique» entre les deux rives de la Méditerranée. «Et on peut toujours rêver un ancrage à un vaste marché euro-maghrébin de l’électricité». Badra BERRISSOULE

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