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    Economie

    Convention Ministère de l'Agriculture-semenciers: Les grandes lignes

    Par L'Economiste | Edition N°:482 Le 09/04/1999 | Partager

    · Principal objectif: Augmenter le pourcentage d'utilisation des semences à 1,2 million de quintaux d'ici 2003, puis à 2 millions d'ici 2008
    · Actuellement, le Maroc importe jusqu'à 100% de ses besoins en certaines variétés de semences


    UNE équipe de football vouée à marquer des buts. C'est ainsi que M. Habib El Malki, ministre de l'Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes, a imagé le partenariat entre son département et les associations et opérateurs du secteur des semences et des multiplicateurs. Aussi une convention de partenariat a-t-elle été signée le jeudi 8 avril.
    A travers cette convention, le Ministère de l'Agriculture entend développer notamment la productivité des semences sélectionnées qui ne couvrent pas encore les besoins du pays. "Ce secteur stratégique pour l'agriculture connaît plusieurs handicaps", a souligné M. Habib El Malki lors de la réunion du 8 avril. En effet, le Maroc reste un grand importateur de semences sélectionnées et ne les utilise que dans un pourcentage de 11% pour le blé et de 30% pour la pomme de terre. D'autres variétés de semences sont entièrement importées de l'étranger, a-t-il rappelé en donnant l'exemple de celles de la betterave. De plus, les superficies destinées à la multiplication des semences n'ont connu aucune évolution. Quant à la recherche scientifique dans ce domaine, elle n'a enregistré aucune avancée majeure.
    Aussi, et pour pallier la situation, le Ministère, en collaboration avec les professionnels et les associations opérant dans le domaine, a-t-il élaboré "un plan national semencier" qui se décline en trois axes principaux. Le premier concerne le développement du secteur et sa productivité. Le deuxième axe vise la création d'un groupement professionnel des semenciers. L'encouragement de l'utilisation des semences sélectionnées constitue le troisième axe.
    D'ailleurs, c'est dans cette perspective que s'insère la convention signée avec les professionnels du secteur. Cette convention reprend des orientations retenues par le plan national semencier.
    Dans cet accord, le Ministère s'engage à créer un comité consultatif groupant l'ensemble des opérateurs et l'Administration. Ce comité se chargera dans un délai de cinq ans, à partir de sa création, du suivi et de l'évaluation du développement du secteur.
    Autres dispositions de la convention, la création d'un centre national des semences dépendant du comité consultatif et la prise de décisions législatives nécessaires pour renforcer le contrôle et le développement de la qualité des semences notamment.
    Pour sa part, la profession devra appliquer les orientations retenues dans le plan national semencier. Il s'agit notamment de l'augmentation du pourcentage d'utilisation des semences sélectionnées pour atteindre 30% en 2003, l'équivalent de 1,2 million de quintaux, et 40% d'ici 2008, l'équivalent de 2 millions de quintaux. Cette dernière quantité est jugée par les professionnels insuffisante pour répondre aux besoins du pays.

    Abdelaziz MEFTAH

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