×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Société

    Controverse autour des essais cliniques
    Le SNE Sup s’en mêle

    Par L'Economiste | Edition N°:2669 Le 10/12/2007 | Partager

    Des malades schizophrènes, un médicament testé pour le compte d’un grand laboratoire pharmaceutique européen, le ministère de la Santé et le comité d’éthique qui donnent leur feu vert, la direction de l’hôpital qui s’y oppose, une presse partisane qui s’en prend au médecin-investigateur... Voilà une polémique inhabituelle pour la communauté scientifique. Alors que la direction du CHU de Casablanca campe sur sa position, voilà que le Syndicat national d’enseignement supérieur (SNE Sup) vient de se saisir du dossier. Entretien avec le Pr Jalal Hassoun, secrétaire général du SNE Sup, section faculté de médecine de Casablanca. - L’Economiste: Pourquoi le SNE Sup a décidé de s’intéresser à cette affaire?- Jalal Hassoun: Le refus d’autoriser cet essai et les attaques calomnieuses d’une certaine presse mettent en cause la crédibilité des enseignants, voire les touchent dans leur dignité. De grands espoirs sont fondés sur cette nouvelle molécule dans le traitement de malades schizophrènes résistants aux traitements actuels. Avec ce projet, nous avons réussi, pour la première fois, à attirer un des grands laboratoires internationaux pour une phase 1. Ce qui est en soi une reconnaissance des compétences de nos chercheurs. - Pourquoi alors la direction du CHU s’obstine-t-elle dans son refus de l’essai? - Le directeur n’a pas refusé officiellement, il s’est contenté de signifier sa désapprobation verbalement. Ce qui est un faux-fuyant à mon sens. S’il estime qu’il y a des dépassements éthiques, qu’il les cite. S’il pense qu’il y a des risques, il doit le dire. On ne peut pas se taire, quand on pense qu’il y a abus ou risque. Malheureusement, le directeur de l’hôpital est mal informé. Il est influencé par un groupe de confrères qui manifeste depuis toujours sa réticence vis-à-vis du comité de Casablanca. - Mais dans de tels essais, après l’aval du comité d’éthique, seule l’autorisation du ministère de la Santé est requise…- L’équipe de recherche est dans sa légalité et peut se passer du consentement de la direction de l’hôpital. Le Pr Moussaoui préfère rester éthique. Il cherche aussi à avoir l’aval du directeur par respect hiérarchique. Mais le laboratoire n’attendra pas éternellement. Ce que beaucoup ignorent, c’est que pour ce genre d’essais, nous sommes en concurrence permanente avec d’autres pays. Pour cet essai en particulier, nous étions concurrencés par la Tunisie, mais nous avons fini par l’emporter grâce au poids et à la notoriété de nos chercheurs. L’essai doit avoir lieu. Il aura lieu. Il n’y a pas de doute. - Dans ce conflit, est-ce que le Pr. Moussaoui est visé en personne? - Non, je ne pense pas. Au-delà du nom du Pr Moussaoui, c’est tout le comité d’éthique de Casablanca qui est attaqué. - Qu’est-ce qu’on reproche à l’équipe au juste? - Sa notoriété peut-être. On jalouse son succès dans la recherche. Ce qui est inadmissible, ce sont les allégations d’une certaine presse partisane, prétendument progressiste, qui fait dans l’amalgame et le préjugé. Ils veulent, peut-être, nous ramener au Moyen-Âge où des scientifiques étaient brûlés pour leurs idées. Propos recueillis par Khadija EL HASSANI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc