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Affaires

Contrefaçon: Nike contre-attaque

Par L'Economiste | Edition N°:2226 Le 03/03/2006 | Partager

. Des descentes dans les souks et magasins . La marque compte beaucoup sur les nouveaux textesNike s’attaque à la contrefaçon de sa marque au Maroc. La société traque les contrefacteurs en effectuant des descentes dans les magasins et souks, accompagnée d’huissiers. Selon la représentation locale de la marque qui relève de la région Europe, Afrique et Moyen-Orient, une quarantaine de procès sont engagés auprès des tribunaux, depuis 2003.Rien qu’à Casablanca, l’une des villes fiefs de la contrefaçon avec Rabat, Fès et Marrakech, pas moins d’une vingtaine de poursuites judiciaires sont enclenchées. Les lieux de prédilection pour commercialiser les chaussures et vêtements de sport contrefaits sont, entre autres, Souk Lakriâ et Derb Ghallef pour les grossistes, l’ancienne Médina, pour les détaillants. D’autres points de vente sont également identifiés notamment certains magasins au Maârif, mais ces derniers n’écoulent que de faibles quantités. La dernière descente effectuée il y a un peu plus d’une semaine à Lakriâ a concerné une dizaine de magasins. La marchandise identifiée reste chez le vendeur en attendant la décision du tribunal. Selon les responsables de Nike, la contrefaçon représente un manque à gagner estimé à plus de 70% du marché des chaussures de sport. Les vêtements sont en revanche moins touchés par le phénomène. Cette gangrène, favorisée par le made in China essentiellement, n’encourage pas Nike à investir au Maroc, malgré une présence d’une dizaine d’années. «Nous aurions souhaité que la loi soit plus sévère», avancent les responsables. Selon ces derniers, la loi n’était pas du tout dissuasive. Sans parler de la procédure qui dure deux à trois ans. Sur les quarante procès engagés, seulement huit ont été jugés jusqu’à présent. Les contrefacteurs ont été sommés de payer des amendes entre 10.000 et 20.000 DH et de se défaire de la marchandise qui est détruite. Des sanctions jugées insignifiantes par rapport aux préjudices subis, estiment les représentants de la marque. Ces derniers comptent sur la nouvelle loi 31/05, qui modifie et complète la loi 17/97 relative à la propriété industrielle et commerciale entrée en vigueur le 20 février dernier (www.leconomiste.com). En effet, le nouveau texte durcit les sanctions et prévoit la possibilité de saisie aux frontières par la Douane. De même, le ministère public peut ordonner d’office des poursuites sans qu’il n’y ait nécessairement de plainte. Mohamed AKISRA

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