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    Economie

    Consultations FMI
    La stratégie risquée de la demande intérieure

    Par L'Economiste | Edition N°:3226 Le 05/03/2010 | Partager

    . Efficace actuellement mais pas sur le long terme. Augmentation des dépensesen capital à hauteur de 0,5% du PIBLES incertitudes autour de la reprise du marché européen, principal partenaire commercial du Maroc, impliquent un maintien de la détente budgétaire. Cette analyse des administrateurs du FMI tient compte d’une reprise lente dans la zone euro, ce qui impacterait négativement le taux de croissance de l’économie nationale. Face à l’écart de production négatif, sur la base du PIB non agricole, la politique budgétaire est jugée expansionniste. Ainsi, en 2010, l’administration locale devrait creuser davantage le déficit budgétaire à 4,4% du PIB afin d’apporter un soutien plus important à l’économie. Cependant, à partir de 2011, le FMI recommande une réduction progressive du déficit pour s’établir autour de 3% du PIB à l’horizon 2012-2013.En attendant, les défis pour 2010 se traduiront par une augmentation des dépenses en capital de 0,5% du PIB au détriment des dépenses courantes.Aussi, les programmes d’investissement menés dans le secteur des entreprises publiques sont-ils destinés à stimuler davantage la demande.Ces dernières années, l’économie marocaine a été essentiellement soutenue par la demande intérieure. Laquelle s’est révélée un atout de taille compte tenu de la conjoncture extérieure. Cependant, «une stratégie de croissance fondée sur la demande intérieure risque de ne pas aboutir aux taux de croissance souhaités à moyen et long terme», avertit le FMI.Les recommandations de l’institution vont dans le sens d’une préservation de la stabilité macroéconomique. En outre, le rééquilibrage des finances publiques sera primordial afin de stabiliser le ratio dette publique/PIB. En matière de politique fiscale, la mise en œuvre de la deuxième phase de la réforme de l’IR est censée réduire la pression. La réforme prend en compte le relèvement des seuils d’imposition de toutes les tranches ainsi qu’une réduction du taux d’imposition. Concernant la TVA, la réduction des taux permettrait une plus grande intégration du secteur informel dans le filet fiscal. Par ailleurs, il ressort de l’analyse des administrateurs du FMI une légère appréciation du taux de change réel en 2009. Au-delà de cette donnée statistique, c’est la réforme même du régime de change qui est souhaitée par l’institution. L’argumentaire du FMI se fonde sur la réunion de certaines conditions notamment un risque moins élevé de l’inflation importée ainsi qu’une sous-exposition des bilans dans l’économie aux fluctuations des taux de change. A cet effet, «un régime plus flexible faciliterait l’adaptation de l’économie aux chocs et pourrait être appliqué de manière à atténuer toute poussée de volatilité de l’économie», est-il expliqué. En outre, la mise en place d’un système de ciblage explicite de l’inflation, en plus d’une flexibilité accrue du taux de change servirait de bras armé pour le pays dans une conjoncture de faibles tensions inflationnistes notamment.F. Fa

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