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    Consultations FMI
    Compétitivité et croissance, les défis du Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:3226 Le 05/03/2010 | Partager

    . Le passage à un régime de change plus flexible fortement recommandé . Attention aux créances en souffrance! Dans sa dernière sortie, le FMI reste prudent sur son évaluation de la situation financière et économique au Maroc. A court terme, l’instance internationale préconise le soutien à la demande intérieure en limitant les vulnérabilités extérieures provenant principalement de l’Europe (le principal partenaire du Maroc). Dans ce contexte, les autorités devraient poursuivre l’assouplissement «modéré» de la politique budgétaire et monétaire, et le contrôle du secteur financier. Cela se traduirait concrètement par une réduction des risques au minimum. Ainsi, «la poursuite des réformes structurelles laisse penser que les perspectives d’investissement et de croissance sont solides», fait savoir le FMI. Partant, le secteur non agricole pourrait connaître une expansion plus forte à condition d’un renversement de la situation en Europe. A ce titre, les autorités envisagent, selon le FMI, de laisser le déficit budgétaire se creuser en se concentrant sur l’augmentation des dépenses en capital au profit des dépenses courantes. En parallèle, les réformes fiscales (la baisse de l’IR notamment) sont à même de favoriser l’intégration de l’informel dans «le filet fiscal» du secteur formel.Sur le registre du financement de l’économie, le FMI attire l’attention sur la montée en puissance probable des créances en souffrance compte tenu du ralentissement économique. «Sur ce point, les autorités doivent faire preuve de vigilance», prévient le FMI. En parallèle, il salue «la grande attention accordée aux exigences de fonds propres du système bancaire et à l’application des principes de Bâle II». Sur le moyen terme, la place sera laissée aux défis de longue date. Pour le FMI, l’objectif des autorités est de stimuler la croissance pour relever le niveau de vie et résoudre le problème persistant du chômage des jeunes. Par ailleurs, «fonder une croissance sur la demande intérieure risque de ne pas aboutir aux taux de croissance souhaités à moyen et long terme», soutient le FMI. Pour ce faire, la mesure appropriée est l’assouplissement de la politique budgétaire. Le retour à l’équilibre des finances publiques sera important pour stabiliser la proportion des dettes publiques dans le PIB. En parallèle, le Maroc doit maintenir le coût de l’emprunt au sein de l’économie à un niveau faible et faciliter la mise en œuvre de la politique monétaire. A ce titre, le passage à un régime de change plus flexible est propice à moyen terme, en particulier au niveau des conditions préalables à l’adoption du ciblage de l’inflation. Pour le Fonds, celles-ci sont en grande partie réunies. Et pour cause, plus de souplesse dans le régime de change semble pour l’instance internationale un atout l’adaptation de l’économie aux risques externes. D’où l’importance de sa bonne application de manière à atténuer les poussées de la volatilité de l’économie. Enfin, ce nouveau régime permettrait au Maroc de relever les challenges de la compétitivité et de la croissance.M.A.B.

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