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Construction: Le modulaire fera-t-il des adeptes?

Par L'Economiste | Edition N°:2652 Le 15/11/2007 | Partager

. Une conception novatrice dans le BTP. Une solution pour le logement, les sanitaires et l’évènementiel. 18 m2 pour 30.000 DHAissam Alaouab, gagnant de Challenger Europe 2007, a des idées plein la tête. Le créateur de l’entreprise informatique Aminel, à Agadir, réapparaît sur le devant de la scène avec un tout nouveau projet: la technique modulaire. Investissement, 5 millions de DH avec à la clé, la création de pas moins de 40 emplois. «Je voudrais que la technique se développe dans mon pays et que le concept du préfabriqué soit une véritable solution pour l’avenir». Trop coûteuse à l’importation et inadaptée au climat marocain, la technique modulaire déjà vendue dans le Royaume «a, jusqu’à présent, été peu exploitée et n’est pas assez innovatrice». Le jeune ingénieur en bâtiment a pour ambition de créer des structures montables et démontables mais surtout transportables. Plusieurs segments sont ciblés sur le marché marocain mais aussi africain et européen. Dans un premier temps, le jeune prodige de 27 ans vise le BTP. Ça creuse partout dans le pays et les ouvriers doivent pouvoir disposer d’un abri décent le temps d’un chantier. Maroc Modulaire, la SARL d’Aissam Alaouab, qui verra le jour au premier trimestre 2008 à Casablanca, propose de leur fournir un «logement» montable en trois jours, à très bas prix et solide pour au moins 25 ans. Reste à convaincre les maîtres d’ouvrage. Quel est l’intérêt de la technique modulaire lorsqu’il est possible de construire en dur? Le coût, le gain de temps, la facilité d’installation et surtout le confort, avance Aissam. En effet, les modules standards de 18 m2 proposés sur le marché marocain coûtent environ 60.000 DH à l’achat. Maroc Modulaire affirme pouvoir les commercialiser pour moitié prix, «sans lésiner sur la qualité». De plus, il est possible de créer et d’assembler les habitations préfabriquées selon la demande. Mais la véritable nouveauté de ce concept, c’est le matériel et les matériaux qu’utilisera l’entreprise. Ils seront entièrement disponibles sur place. Parmi ces matériaux, les panneaux «sandwichs» qui auraient des vertus d’isolation thermique, sonore, antisismiques et qui seraient adaptés à l’environnement puisque recyclables. Le jeune ingénieur propose d’ailleurs cette technique afin d’éradiquer les bidonvilles, une idée qui, semble-t-il, a fait son chemin auprès du gouvernement marocain avec qui il est en contact depuis la fin de l’émission. «Le ministre de l’Agriculture Abdelaziz Akhannouch m’a aussi promis de m’aider à concrétiser mon projet, surtout au niveau rural». Aissam Alaouab a également des visées sur des marchés comme les écoles, dispensaires, le sanitaire et le tourisme. Aménager des campings, des lieux de vie dans un cadre salubre, c’est aussi cela les objectifs de Maroc Modulaire: «Le respect de l’environnement et le respect des droits des personnes sont essentiels pour que le Maroc puisse avancer». L’évènementiel et la sécurité sont également dans la ligne de mire de la future entreprise. Pour concrétiser ses rêves, le jeune entrepreneur fait un pari sur l’avenir et ses nombreuses aides, comme la société Batimania, qui lui a permis de concevoir gratuitement son projet. Pour sa première année d’exercice, il prévoit la création de 20 produits standards, par jour, dont 40% seraient destinés à la location et 60% à la vente. Pour commercialiser ses produits, un show room est prévu dans les locaux même de la société, le tout construit en modulaire. Les centres commerciaux comme Marjane proposeront ces produits standard pour l’achat ou la location. Ils mettront également à disposition des clients, une notice et un service après-vente, comme pour un produit Ikea par exemple. Chiffre d’affaire attendu? Il est encore trop tôt pour se prononcer. Même si c’est le marché marocain qui est d’abord ciblé, Aissam ne compte pas en rester là. La demande sur l’Afrique est considérable et même en Europe où seuls 12 concurrents se disputent l’ensemble du marché. En Mauritanie, par exemple, on demande surtout des structures modulaires permanentes pour pouvoir y loger à vie. Un système que propose également la firme du gagnant de Challenger 2007. La démocratisation et l’internationalisation de cette méthode est en marche.


L’effet Challenger

«Tous les obstacles de l’administration s’évanouissent une fois que vous avez intégré l’émission Challenger», Aissam Alaouab en est convaincu. Depuis la fin de l’émission, experts-comptables, grandes entreprises et même le gouvernement pressent le pas afin d’aider le jeune prodige dans la concrétisation de son projet. Aissam dit beaucoup devoir à Batimania, dirigée par Jamila Menouane qui l’a soutenu et financé son projet. D’autres aides lui ont été accordées comme un emploi dans le département technique de l’entreprise KDI, spécialisée dans le métal en France. L’association avec une grande entreprise marocaine spécialisée dans la métallurgie, dont le nom est jalousement gardé secret pour le moment, fait également partie des différents appuis dont il a pu bénéficier grâce à l’émission. Le jeune entrepreneur pense créer une société indépendante, mais qui serait en relation directe avec cette grande entreprise «afin d’éviter certains frais et de rentabiliser au maximum les différents marchés».Vanessa PELLEGRIN

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