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Par L'Economiste | Edition N°:1881 Le 22/10/2004 | Partager

Editorial: Ramadan et santé

LE mois sacré de Ramadan est synonyme de grande piété mais aussi de grands moments «alimentaires». Durant ce mois, la consommation des produits connaît des envolées spectaculaires et le budget alimentation augmente de façon vertigineuse. Depuis plusieurs semaines, les professionnels de différents secteurs se veulent rassurants: tous les produits seront disponibles et le marché suffisamment bien approvisionné. Ramadan c’est tout cela et c’est cette ambiance exceptionnelle qui fait que même ceux qui n’ont pas le devoir de jeûner souhaitent fortement participer au jeûne qui unit les croyants.Alors, tout le monde en profite. Mais attention aux comportements boulimiques et aux excès! Car Ramadan peut avoir des conséquences médicales très importantes, dans le domaine hormonal, de l’hydratation, sur le transit, dans le domaine psychologique et autres… Pour cela, une consultation chez le médecin est indispensable afin de prendre une décision quant à la possibilité de jeûner ou non. Une surveillance médicale très étroite est donc fortement conseillée.❏Mohammed OUHSSINEAMPOC-Ké[email protected]


Actualité: L’effet «purge»

LE sport ou lorsque la fréquence des compétitions dépasse les deux épreuves par semaine, inscrira-t-il le jeûne dans le planning diététique des athlètes? Telle est la question d’actualité. Selon la littérature, il a été montré que les périodes de jeûne sont souvent trop courtes (12 heures) pour éliminer totalement les stocks de glycogène. Sauf dans certains cas, il peut générer une déshydratation partielle (2% du poids du corps, soit 1,4 kg pour 70 kg), qui entraîne une chute de 20% de l’aptitude physique. De même, l’acidification du sang qui s’installe d’une part avec le jeûne, puis au cours de l’effort, constitue un frein à la performance. Ceci peut être neutralisé par l’ingestion de jus de citron, ou par des exercices respiratoires adéquats.Or, pendant le mois de Ramadan, l’organisme profite au maximum de «l’effet purge» des toxines, du glycogène et d’une partie des graisses intramusculaires, tout en utilisant au mieux les quelques grammes de néoglycogène et des sucres circulants.❏Abdellah [email protected]


Eco-Info: Hypertension artérielle et Ramadan

AU cours du mois de Ramadan, de nombreuses adaptations doivent être réalisées pour les prescriptions médicamenteuses, parmi lesquelles celles qui sont associées au traitement de l’hypertendu et du diabétique. La santé reste prioritaire et, par conséquent, il faudra plutôt conseiller l’abstention.Le jeûne peut modifier la physiopathologie de l’hypertension artérielle (HTA). Selon les spécialistes, il vaut mieux éduquer le consommateur «patient» à mesurer sa tension en ambulatoire avec des appareils adaptés à cet effet: si celle-ci s’élève de façon déraisonnable à cause d’une prise médicamenteuse manquée (par exemple celle de 12 heures), il faut alors inciter le patient à respecter le schéma thérapeutique classique ou s’abstenir de jeûner.Si à l’inverse, les chiffres tensionnels restent stables malgré l’absence d’une prise d’antihypertenseur supplémentaire, le nouveau schéma peut donc s’appliquer pendant le Ramadan, à condition toutefois de poursuivre les mesures tensionnelles en ambulatoire.❏Mohamed BEN [email protected]


Conseils: Diabétiques, cardiaques, ulcères,femmes enceintes…

LE Ramadan est connu par ses bienfaits sur la santé tant que l’alimentation est équilibrée, en quantité raisonnable et que le temps de sommeil nécessaire est respecté. Il est scientifiquement conseillé pour les personnes en bonne santé et permet la régression de certaines affections. Mais lorsque le jeûne risque d’altérer significativement la santé, il est recommandé de consulter ou de demander conseil à son médecin pour la conduite à adopter pendant le mois sacré. Schématiquement, voici les conseils les plus fréquents: - Le diabète sucré: les diabétiques ne devraient pas jeûner. Mais pour y être autorisé, il faut que leur diabète réponde aux critères suivants, soit un diabète non insulino-dépendant, obèse ou en normo-poids, diéto-sensible, sous biguanides et/ou sous sulfamides, bien équilibré stable, indemne de toute affection intercurrente ou complication dégénérative. - L’ulcère gastro-duodénal: le patient souffrant d’un ulcère évolutif ainsi que celui qui a un ulcère cicatrisé de moins de 6 mois ne doivent pas jeûner. - Les pathologies rénales: Le consommateur présumé à complication rénale doit absolument boire suffisamment au cours de la nuit et respecter de manière rigoureuse le traitement médicamentaire et les conseils hygiéno-diététiques donnés par son médecin.- Les pathologies cardio-vasculaires: Le consommateur ne doit pas jeûner s’il manifeste une hypertension artérielle compliquée d’un accident cérébral ou cardiaque récent (moins de 3 mois), une hypertension artérielle ajoutée à une insuffisance rénale confirmée, une insuffisance cardiaque avec ou sans l’hypertension, un infarctus du myocarde moins de 3 mois (interdiction formelle), un angor instable ou une polythérapie (plus de 2 prises) quelle que soit la pathologie.- La femme enceinte: Il est conseillé à la femme enceinte de ne pas jeûner dans le cas d’une grossesse associée à une pathologie ou lorsque la grossesse présente des complications pour la maman ou pour son fœtus.❏Bouazza KHERRATIAMPOC-Ké[email protected]

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