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    Economie

    Conserves de poisson : Des opportunités nouvelles au Japon

    Par L'Economiste | Edition N°:223 Le 28/03/1996 | Partager

    La participation des conserveurs et armateurs au Foodex de Tokyo a permis de mettre en route des accords de partenariats dans les domaines de la pêche et des produits de la mer. Le succès de cette initiative doit ouvrir le champ à des missions similaires dans d'autres marchés encore inexplorés.


    La mission des industriels de la conserve et armateurs initiée par le Ministère des Pêches entre les 12 et 15 mars a permis d'assurer pour la première fois une présence marocaine au Foodex de Tokyo. Le Foodex est le salon annuel de l'alimentaire de la même importance que le SIAL parisien, mais exclusivement tourné vers le marché asiatique. "L'exposition des produits de la mer reste la dominante de ce salon, ce qui reflète toute l'importance de la consommation de poisson en Asie", précise M. Karim Ayouch, directeur général des Grandes Marques de la Conserve.
    Le stand marocain a abrité l'exposition, entre autres, de conserves de sardines, de thon et d'anchois.
    Jusque-là, les organisateurs consacraient chaque année un stand aux produits marocains mais l'opération était supervisée par l'Ambassade du Maroc via le CMPE, sans présence effective des opérateurs. "Notre présence était devenue cruciale pour la conquête de parts de marché car les opérateurs japonais s'engagent plus facilement avec les industriels étrangers si ces derniers sont cautionnés par leur ministère de tutelle".

    Caution du Ministère des Pêches

    Ainsi, la démarche volontariste des conserveurs appuyée par la Division des Industries de la Pêche a eu un impact favorable auprès des hommes d'affaires et organismes de coopération.
    De plus, le Maroc entre dans la stratégie globale de la politique de pêche du Japon et bénéficie dans ce domaine d'une notoriété bien établie.
    Enfin, sur le plan de la commercialisation, le marché japonais est beaucoup plus rémunérateur que les marchés européens puisque le prix de vente des produits à forte valeur ajoutée peut varier du simple au double entre les deux zones. De ce fait, le coût du transport ne peut être présenté comme un handicap.
    "Nous pouvons donc saisir ce contexte favorable pour introduire des produits tels que la conserve de maquereaux ou de harengs".
    Il suffit d'adapter le produit au goût du consommateur asiatique moyennant un assaisonnement adéquat.

    A cet effet, la société Les Grandes Marques de la Conserve a établi un programme avec la société Maruha, premier importateur de produits de la pêche en frais et congelé. Ce partenariat vise, à partir de plusieurs tests consommateurs, à élaborer un produit spécifique adapté aux exigences locales.
    Par ailleurs, en marge du salon, des rencontres avec des organismes de coopération japonais ont permis d'identifier les opportunités d'échange. Deux axes de coopération dans l'industrie de la conserve se sont dégagés. D'une part, des organismes japonais sont prêts à investir en capital risque dans des projets industriels précis cautionnés par le ministère de tutelle.
    "Etudes de faisabilité, encadrement des promoteurs, assistance à l'exportation sur le marché asiatique peuvent être pris en charge si le projet est bien ficelé".
    D'autre part, certains établissements, tels que la Fondation pour la Coopération Internationale en matière de pêche, envoient des experts techniques dans les usines locales pour inculquer le savoir-faire, améliorer la productivité et développer l'hygiène et le management des ressources humaines.
    Cette démarche engagée sur le marché japonais a eu pour effet de renforcer la synergie entre la Division des Industries de la Pêche et les conserveurs. "Cette synergie avait déjà pris naissance pendant les négociations avec l'Union Européenne".

    Décloisonnement des services

    En outre, les industriels reconnaissent l'effort déployé par le Ministère des Pêches pour décloisonner ses différents services afin d'analyser et de résoudre les problèmes dans leur globalité.
    Ils citent pour exemple les propositions en amont de la filière retenues en matière de pêche côtière. "D'autres mesures assurant un approvisionnement régulier en ressource halieutique sont à l'étude pour une mise en place rapide ".
    L'octroi aux conserveurs de licences d'exploitation de ces ressources est jugée incontournable à terme.
    "Les conserveries espagnoles et scandinaves les plus performantes possèdent toutes leur propre armement". Toutefois, les professionnels sont conscients qu'une gestion efficace de l'armement tant sur le plan technique que financier nécessite une restructuration du secteur. Le recours à des fusions/ absorptions ou à la formation de groupements d'intérêts économiques est susceptible à la fois de faciliter la gestion des moyens de production et de renforcer la force de vente à l'export.
    Dans cette perspective, en soutenant les industriels les plus performants dans leurs prises de contact avec les opérateurs internationaux, le Ministère contribue au développement du partenariat.

    Mouna KABLY

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