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Conserverie de poisson
Silver Food, une usine nouvelle génération

Par L'Economiste | Edition N°:2421 Le 13/12/2006 | Partager

. Elle sera opérationnelle le 15 janvier. Quelque 600 employés seront embauchés d’ici deux ansD’ici 2010, 300 millions de boîtes de conserves (thon, maquereau et sardine) devront être produites dans l’usine flambant neuve de Silver Food. Pour y arriver, le management avance y avoir mis les gros moyens, particulièrement à travers des équipements de haute technologie.De cette production, 85% seront destinés à l’exportation vers l’Europe, l’Amérique et l’Asie. Il ne reste plus que quatre semaines avant que le ronronnement des machines ne démarre: l’usine doit être prête pour le 15 janvier. Des ouvriers travaillent jour et nuit pour achever en temps l’immense chantier de six hectares, dont 24.000 mètres carrés de construction. Et pour Imhoos, le coup d’envoi de Silver Food ne symbolisera rien de moins que «l’entrée de l’industrie agroalimentaire marocaine dans une nouvelle ère». . Presque glamourSilver Food s’est installée dans la province de Settat, dans la commune de Lakhyayta, à proximité du port de Casablanca. L’énorme bâtiment de structure métallique a été pensé par un architecte. Dans la salle de production, qui couvre à elle seule 10.500 mètres carrés, on ne trouve aucune poutre. Tous les conduits pour l’eau, l’électricité et la vapeur ont été suspendus et recouverts d’un faux-plafond. Un puissant système d’aération renouvelle complètement l’air toutes les cinq heures. L’ensemble des équipements de métal, jusqu’aux caniveaux, est en acier inoxydable. «Il n’y a ici aucune ferraille», assure le directeur. Avec des marques comme Cabindplant (britannique), Hermasa et Sommetrade (espagnoles), la machinerie a été choisie parmi les plus performantes du monde. Par exemple, l’étape de mise en palette est complètement automatisée. Tandis que pour les opérations où les ouvriers doivent intervenir, des grilles de protection assurent leur sécurité.En fait, dès son premier jour d’opération, Silver Food répondra aux critères fixés par la norme European food safety inspection service (EFSIS). «Un cabinet anglais spécialisé nous a accompagné pour chacune des étapes», raconte Imhoos. L’élément le plus impressionnant du chantier demeure cependant la coursive suspendue, d’une longueur de 280 mètres. Cet immense couloir au toit de verre permettra aux employés de traverser l’usine pour se rendre à leur poste.Silver Food a également mis le paquet en matière de sécurité, et «répond à des exigences très élevées de prévention du bio-terrorisme», explique le management. Au total, 28 caméras de surveillance sont disposées aux quatre coins de l’usine. «Nous pouvons voir ce qui se passe à l’intérieur comme à l’extérieur et ce, jour et nuit».Il sera possible d’accéder à l’édifice par trois portes seulement. Chaque employé disposera d’une carte d’identité magnétique qui lui permettra d’entrer par la porte qui correspond à son secteur. De plus, des vêtements propres seront quotidiennement distribués à chaque ouvrier. «Tout le monde devra se doucher en arrivant au travail, et des fontaines ont été placées pour que chacun nettoie ses bottes de travail», ajoute le directeur.D’ici quatre ans, Silver Food transformera 70.000 tonnes de matières premières par an. Et pourtant, le directeur assure que rien ne sera rejeté par égout. «Sur place, nous transformerons les déchets solides en farine et en huile pour cosmétiques. Les eaux usées seront traitées et réutilisées pour la maintenance et la buanderie», explique Imhoos. Une véritable usine de traitement des eaux a été construite à même Silver Food. Neuf mètres sous la terre, 17 bacs, pouvant accueillir jusqu’à 2.700 mètres cubes de liquide, ont été installés. Pourquoi une organisation basée sur le profit voudrait-elle augmenter ses charges et ne rien gagner en retour? Philippe Imhoos assure que la cause environnementale était située au coeur du projet depuis le tout début. «Lorsque la clientèle étrangère arrive ici, la première question qu’elle pose concerne l’environnement. L’écologie est devenue une valeur incontournable », indique-t-il. Par ailleurs, la norme EFSIS exige également un respect de l’environnement exemplaire.. Human touch«Un employé qui travaille dans de mauvaises conditions est moins efficace», tel est le constat de base de Philippe Imhoos. Un effort particulier a donc été déployé pour que chacun des ouvriers évolue dans un espace aéré et éclairé. «Tous pourront manger deux repas par jour et ce, pour un prix dérisoire». Une infirmerie a été aménagée et, en cas d’urgence, une porte donne directement accès à l’ambulance. La direction est même en train de réfléchir à la possibilité d’intégrer un service de garde sur place, afin d’accommoder les mamans. Les femmes occuperont par ailleurs une place centrale au sein de la société. «À compétences égales, nous privilégierons les candidats féminins», promet Imhoos.


Silver Food en chiffres

Montant global de l’investissement: 260.000.000 DHChiffre d’affaires prévisionnel en 2007: 300.000.000 DHChiffre d’affaires prévisionnel d’ici 5 ans: 1.000.000.000 DHMarie-Hélène GIGUÈRE

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