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Conseil national de la monnaie et de l’épargne: En avant pour une nouvelle séquence de réformes!

Par L'Economiste | Edition N°:2314 Le 07/07/2006 | Partager

. Marché à terme, titrisation.... PME: Le crédit toujours trop cher. Agréments: Les banques étrangères se bousculentLe rideau vient de tomber sur le Conseil national de la monnaie et de l’épargne (CNME). Tout le gotha financier et économique était présent à la 15e session qui s’est tenue à Casablanca mercredi 5 juillet à la succursale de Bank Al-Maghrib. Le CNME laissera donc la place au Conseil national du crédit et de l’épargne (CNCE), comme le prévoit la nouvelle loi bancaire. «Cette instance devra être une véritable force de proposition en ce qui concerne la réforme du secteur financier et son développement», déclare Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation. Sur ce registre, 2005 aura été riche en mesures de modernisation. Mais le ministre ne compte pas ralentir la cadence. Oualalou annonce le lancement imminent d’une nouvelle séquence de réformes. Maintenant que la panoplie des instruments de financement est suffisamment diversifiée, il faudra créer des instruments de couverture des risques de crédit et de taux. Ouverture de l’économie oblige. «Cette nouvelle génération d’instruments libérera des ressources nouvelles pour l’investissement et en réduira le coût», assure le ministre. Le chantier est déjà engagé avec la refonte complète de la loi sur la titrisation des créances. Le texte devrait être adopté avant la fin de l’année. La réflexion est également en cours pour la création d’un marché à terme des instruments financiers dédié à la couverture des risques.En attendant, le gouverneur de Bank Al-Maghrib s’inquiète de la surliquidité persistante du marché financier. Elle sévit depuis 1999 et devient une donnée structurelle. «La situation est peu courante car les politiques monétaires sont souvent menées dans un contexte de sous-liquidité», reconnaît Abdellatif Jouahri.Le gouverneur tire également la sonnette d’alarme sur l’envolée des cours boursiers et les risques d’une bulle financière. «Il faut faire preuve de plus de vigilance sans porter atteinte aux libres mouvements du marché. L’essentiel est que la petite épargne ne soit pas échaudée».Attention aussi aux pressions inflationnistes. Entre 2005 et 2006, le taux a grimpé de 1 à 2,5%. Certes, la banque centrale a un rôle primordial à jouer dans la stabilité des prix, conformément à ses nouveaux statuts. Pour mener à bien sa mission, elle a engagé plusieurs chantiers: création d’une base de données financières, publication d’un indice d’inflation sous-jacente, assurer une présence de place. «Nous avons un rôle catalyseur dans la diffusion des effets de la politique monétaire auprès des banques, des opérateurs et de la clientèle». Des enquêtes de terrain seront initiées par les équipes de l’Institut d’émission pour s’enquérir notamment des difficultés d’accès au crédit par la PME. Jouahri ne manquera pas d’épingler au passage les banques qui persistent à facturer des taux d’intérêt à deux chiffres aux PME. «Toutes les conditions sont réunies pour une détente des taux même en intégrant la prime de risque!» Evidemment, les PME devront, de leur côté, se résoudre à jouer le jeu de la transparence. «L’idée commence à faire son chemin, la fédération des PME vulgarise les notions de transparence, d’information financière...». D’ailleurs, en novembre, une campagne de sensibilisation sera lancée dans toutes les régions avec le concours de Bank Al-Maghrib, du GPBM, de la FNPME et de l’ANPME. «La profession bancaire est consciente de son rôle d’innovation et d’adaptation aux besoins des PME et d’alphabétisation bancaire à l’égard des couches défavorisées», assure Othman Benjelloun, président du GPBM. En témoigne d’ailleurs, les dernières mesures initiées par les banques leaders. Parallèlement, le secteur bancaire continue sa marche vers les nouvelles règles de Bâle II. A en croire le gouverneur, tout le monde sera au rendez-vous en 2007, y compris les banques publiques. «Il n’y a pas eu de favoritisme grâce à la consolidation du secteur public». Après la BNDE, le Crédit Agricole et le CIH, la réflexion concerne à présent le Fonds d’équipement communal et les services financiers de La Poste. La CDG vient de décrocher son agrément pour le volet financier de son activité. «Il faudra également penser à la privatisation de ses services financiers, pourquoi pas!» lance malicieusement le gouverneur à l’adresse de Mustapha Bakkoury, directeur général de la Caisse. Preuve que les réformes du secteur bancaire commencent à porter leur fruit, les demandes d’agrément des grandes banques internationales et des banques islamiques affluent. Mais Abdellatif Jouahri ne cèdera pas au chant des sirènes. Le processus d’agrément tient compte avant tout de la valeur ajoutée du projet industriel du candidat, du management (utilisation des compétences locales) et de la qualité du tour de table (institutionnels). Les banques islamiques, elles, devront prendre leur mal en patience. Pour l’instant, elles ont peu de chances d’ouvrir leur enseigne au Maroc.Mouna KABLY

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