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    Economie

    Conseil maroco- américain : Des actions ciblées pour vendre le produit Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:223 Le 28/03/1996 | Partager

    Le Conseil adopte une stratégie marketing pour approcher le marché américain et une démarche de proximité pour révéler les avantages compétitifs. Les centres sont opérationnels et le plan d'action 1996 est arrêté.


    Le Conseil maroco- américain pour le commerce et l'Investissement met en place les structures pour opérer sur le terrain. Co-présidé par M. Othman Benjelloun et M. Marc Ginsberg,
    cet organisme à but non lucratif est constitué d'opérateurs des secteurs privé et public. Il a pour objectif de faire fructifier les échanges entre le Maroc et les USA et plus particulièrement de promouvoir les investissements américains au Maroc.
    Pour agir sur les deux fronts, le Conseil s'est doté d'un centre à Casablanca et de deux bureaux permanents basés à New York et Washington. Le concours financier du GPBM bénéficiera aux trois entités mais les représentations d'outre-Atlantique disposeront aussi de cotisations des adhérents américains du secteur privé.
    "Le but recherché est d'assurer une présence permanente aux USA pour promouvoir le produit Maroc et multiplier les contacts avec les opérateurs américains au-delà des actions ponctuelles",
    précise M. Abdou Bensouda, manager du centre de Casablanca.

    Cotisations des adhérents

    Alors que le centre new yorkais cible essentiellement le milieu des affaires, celui de Washington établira des contacts avec les administrations, les agences gouvernementales (OPIC, Eximbank..), les associations professionnelles et les bureaux de représentation des multinationales.
    Sur le plan opérationnel, la stratégie du Conseil s'articule autour de trois axes.
    D'une part, la promotion permanente de l'entreprise Maroc nécessite un plan d'action ciblé. "Notre mission est de vendre des idées et de présenter des projets spécifiques qui répondent aux attentes des hommes d'affaires américains". Il s'agit à la fois d'accroître la crédibilité, d'améliorer la visibilité du Maroc dans le milieu des affaires et d'identifier les secteurs prioritaires pour des localisations compétitives.
    D'autre part, la mise en place d'un guichet unique dans les deux pays facilitera la diffusion des informations, la prestation de services (conseil et assistance) et la réalisation des affaires.
    "Le Conseil fournira sur place à l'investisseur américain potentiel les informations de base sur le cadre réglementaire et les données économiques et lui apportera son assistance dans les démarches administratives lors la mise en place du projet".

    Enfin, l'animation permanente d'un centre d'information et de documentation fait partie des attributions du Conseil. Il aura pour mission d'assurer le suivi de la promotion du pays et celui de la demande des entreprises américaines. Cette action reposera sur la mise à jour d'une base de données (produits/sociétés) en fonction de l'évolution des avantages compétitifs et du niveau d'attractivité du Maroc.
    Le Conseil a mis sur pied un plan d'action 1996 avec un calendrier précis de forums, séminaires, foires sectorielles, événements promotionnels et missions annuelles dans les deux pays.
    Ainsi, l'organisation de six forums favorisera les rencontres entre hommes d'affaires et officiels en vue d'instaurer des relations privilégiées. Les séminaires et ateliers mensuels traiteront de thèmes spécifiques et d'opportunités concrètes. Parallèlement, l'accent sera mis sur une médiatisation continue du produit Maroc.

    Cibler des micro- marchés

    A ce jour, plus de quarante dossiers sont suivis dont 60% concernent des projets d'import-export et de franchise des USA vers le Maroc, les autres portant sur des joint-ventures et investissements directs. Pour l'heure, le secteur énergétique, les télécommunications et l'agro-industrie sont repérés comme des secteurs porteurs.
    Sur le plan commercial, le marché américain doit être appréhendé comme une multitude de sous-marchés de tailles différentes.
    "Pour plus d'efficacité , nous devons cibler des micro-marchés avec des produits très différenciés", souligne M. Bensouda.
    La stratégie consiste donc à éviter le face-à-face asiatique et créer des mini-monopoles qui permettront de fixer des prix rémunérateurs et de dégager des marges substantielles.
    Des secteurs tels que l'artisanat pour lequel le Maroc détient un savoir-faire unique ou les plantes médicinales et produits de beauté naturels traditionnels répondent à ces critères. "Il suffit d'organiser la production et d'adapter le produit aux exigences du consommateur américain".
    Dans la branche du textile, le choix de niches axées sur une production haut de gamme contribuera, par le biais d'un distributeur américain, à la conquête de parts de marchés.
    "Le secteur du télétravail offre également des opportunités de partenariat, sachant que 80% du prix de revient du logiciel reste lié au coût de la main-d'oeuvre".

    Mouna KABILY.

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