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Conjuguer rentabilité et social, c’est possible

Par L'Economiste | Edition N°:2172 Le 15/12/2005 | Partager

. Bogart SA: Une des douze entreprises primées lors des Intégrales de l’investissement . Sa grande fierté: Un centre de formation en interne agréé par l’Etat C’est bien l’acteur américain, rôle principal du film-légende Casablanca qui prête son patronyme à l’opérateur textilien Bogart, une des douze entreprises primées lors des Intégrales de l’investissement pour sa contribution à l’alphabétisation et à la diffusion de l’enseignement. «Notre souci était de trouver un nom qui ait un sens pour les donneurs d’ordre étrangers», se souvient son directeur d’exploitation, Anas Zouiten. D’autant que lors de sa création, en 1985, l’entreprise projetait d’orienter sa production vers le marché américain. «Nous avons d’abord pensé à Casablanca, mais ce nom existait déjà. Bogart s’est donc imposé à nous». Cette entreprise, dont les locaux s’étendent sur une superficie de 6.600 m2, a une capacité de production d’un million de pantalons par an. En 2004, elle réalise un chiffre d’affaires de 100 millions de DH. Le chiffre prévisionnel pour 2005 s’élève à 131 millions. «Investir dans le social n’est ni une charge ni une contrainte. C’est rentable et parfois à court terme», affirme Anas Zouiten. Dans la crise sévère qui frappe l’industrie du textile-habillement, et qui fait que certains relèguent les aspects sociaux au second plan, les responsables de cette société font de l’investissement socialement responsable (ISR) une priorité. Pour eux, «maintenir sa compétitivité ne peut se faire au détriment de ses ressources humaines». Au contraire, souligne Anas Zouiten, chez Bogart, ces dernières sont placées au cœur de la pyramide. «Nous vendons de la minute, c’est ce qui fait notre compétitivité. Le moindre retard se répercute très vite et peut être fatal», explique-t-il. En effet, dans le textile, les ouvriers peuvent être une force comme ils peuvent être une faiblesse pour l’entreprise. Une idée qui explique, dans une grande mesure, l’engagement social de cette entreprise, créée en 1985 et qui emploie 800 personnes. Mais pas seulement. En effet, si au début l’entreprise, dont l’essentiel de la production est orienté à l’export, a été sensibilisée à l’aspect social par ses donneurs d’ordre internationaux, elle a vite pris «goût au plaisir du service social et au retour sur investissement». Ce qui renforcera sa conviction du bien-fondé de l’ISR où elle s’impliquera davantage. En effet, après un premier audit social en 1992 par ses clients, l’opérateur s’est attelé à une mise à niveau pour répondre aux exigences de ses clients européens. «Nous nous sommes vite rendus compte que c’est un investissement rentable. Ce qui fait que nous avons même dépassé, par la suite, les exigences de nos clients», affirme Zouiten. Pour commencer, l’entreprise s’engage dans une vaste opération d’alphabétisation. Entamée en 1999, celle-ci se fera d’abord en arabe et touchera, sur une année, plus d’une centaine de personnes. Vient ensuite, une deuxième étape consacrée à l’alphabétisation fonctionnelle en français. Mais la grande fierté de Bogart reste, sans conteste, son centre de formation en interne. Un centre agréé par l’Etat et qui délivre donc des diplômes reconnus pour des ouvriers polyvalents. Pour monter ce centre, l’entreprise bénéficie de l’appui du programme allemand GTZ et du soutien du ministère de l’Emploi. Opérationnel depuis début octobre, il accueille une première promotion de 18 élèves. Une deuxième sélection est prévue au mois de janvier. «Notre objectif est de former 60 à 80 personnes par an. «De la sorte, plutôt que de recruter et former ensuite, nous formons directement nos propres ouvriers». Des ouvriers «qualifiés et polyvalents» puisque, outre la confection, les stagiaires sont sensibilisés aux différents aspects liés à la qualité, la maintenance, l’organisation, l’informatique…Bogart utilise également ce centre pour initier ses ouvriers aux nouvelles opérations et aux modèles compliqués ainsi que pour recycler ceux qui présentent un potentiel. Un simple ouvrier peut devenir technicien ou chef de chaîne. «Certains sont bacheliers ou titulaires de licences. Nous avons pu ainsi les requalifier. De la sorte, commente le directeur d’exploitation, «nous bénéficions non seulement de leurs bras mais aussi de leur matière grise». Khadija EL HASSANI

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