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    Economie

    Conjoncture/Prévisions
    Opérateurs cherchent visibilité

    Par L'Economiste | Edition N°:2890 Le 28/10/2008 | Partager

    . Tourisme, textile, agroalimentaire, BTP, construction, ciment… . Le recul de 5% du bâtiment en septembre inquiète les cimentiersLes patrons ont un avis partagé quant à l’impact de la crise sur leurs activités. Et c’est officiel, la crise épargne pour le moment le Maroc. Ceci dit, la tempête financière mondiale, sur fond de crise économique à laquelle les pays du monde entier sont exposés, va sans doute freiner certaines évolutions, certains investissements. Selon des observateurs, elle va accélérer dans le même temps d’autres changements, «ne serait-ce qu’en poussant les entreprises des secteurs les plus exposés aux dégâts directs et/ou collatéraux à revoir leurs stratégies». Des responsables des secteurs choisis parmi les plus exposés aux conséquences analysent la conjoncture. En plus du tourisme, dont plus de 80% des recettes proviennent des marchés déjà en proie aux conséquences de la crise, notre enquête/sondage concerne le BTP, le marché de la construction, le textile, le ciment et l’agroalimentaire. Les opérateurs économiques ont des lectures souvent diamétralement opposées sur la crise, ses conséquences et les stratégies pour mieux la contenir. Ici ou là, c’est le statu quo, le maintien du cap, la stagnation ou encore le wait and see. Chez les cimentiers, l’on ne se plaint pas trop même si le recul de 5% au mois de septembre du marché du bâtiment, comparé à un an plutôt, sonne comme un petit avertissement. Pour Dominique Drouet, PDG de Holcim Maroc, «le ralentissement perceptible dans la croissance du marché du ciment est normal, du fait surtout du retard dans le nombre de mises en chantier du social de la part du gouvernement». Chez Holcim, la stratégie sur le moyen et le long termes est toujours la même et «les investissements à Settat et à Fès nous offrent la capacité de maintenir nos parts de marché». Bien que le risque de faire face à un marché surcapacitaire dans les années à venir soit inévitable. Toutefois, la note d’information de l’APC (Association des professionnels du ciment), du début octobre, prouve que le secteur est solide. A l’instar des fondamentaux de l’économie, ceux du secteur reposent sur «un effort d’investissement sans précédent, des capacités de production additionnelles en ligne avec la nouvelle croissance de la demande et un outil de production modernisé, intégrant les exigences de performance environnementale». Valeur aujourd’hui, le programme d’investissement de quatre des plus importants acteurs du marché reste inchangé. Ils devront s’élever à 17 milliards de DH d’ici à 2012. Ceux déjà réalisés ont permis de doubler la puissance de l’outil industriel, portant sa capacité annuelle de production à 21 millions de tonnes. Les nouveaux rythmes de croissance de la demande atteindraient 12,6% en 2007 contre 10,4 une année auparavant. Mieux, pour le président de l’APC, Driss Cherrak, également directeur ciment chez Ciments du Maroc, il s’agit de «rupture d’échelle» nette avec les années précédentes. Le taux moyen est passé de 3,1% entre 1995 et 2000 à 6,6%. Ce maintien de taux de croissance élevé cache mal les perspectives du secteur de cette année, qui laissent entrevoir «un fléchissement de la demande», relève l’APC. Partant, «ce que je redoute le plus, ce sont les réactions irrationnelles que l’on peut observer quand on est dans un marché dont la production dépasse à peine la demande», souligne Drouet.Sur une hypothèse de croissance «très optimiste et forte de 9 à 10%, la demande de ciment en 2011 s’établirait autour de 19,5 millions de tonnes». Elle est actuellement d’un peu plus de 14 millions de tonnes. Crise ou pas crise? Les opérateurs restent partagés sur la question.


    Avis mitigés

    Selon la dernière enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib, de septembre dernier, 33% des industriels indiquent une évolution positive des commandes, contre seulement 20% indiquant une baisse. Cependant aucune prospective sur leurs commandes futures ne permet de se faire une idée claire sur les mois et années à venir. D’autant plus que, «au surplus, la situation dans le secteur industriel ne reflète pas totalement la situation conjoncturelle de l’ensemble de l’économie», notent les enquêteurs. Bien que «les commandes globales adressées au secteur industriel aient progressé d’un mois à l’autre avec un solde d’opinion de 13%». Bachir THIAM

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