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Economie

Conjoncture
Toujours moins de création de monnaie

Par L'Economiste | Edition N°:3133 Le 21/10/2009 | Partager

. L’agrégat M3 est descendu à 6,4%. Le crédit bancaire à son taux de progression le plus bas depuis deux ansLA masse monétaire poursuit son ralentissement. Les dernières données de Bank Al-Maghrib (BAM) sur la situation monétaire indiquent une décélération accentuée du rythme de progression de l’agrégat M3. Lequel s’est établi en août 2009 à 6,4% au lieu de 6,8% en juillet et de 9,4% en moyenne au cours du 1er semestre 2009.Une évolution qui traduit un ralentissement de l’ensemble des sources de création de la monnaie, à l’exception toutefois des dépôts à vue. Ces derniers, après un mouvement de décélération observé pendant plusieurs mois, se sont inscrits en hausse pour le deuxième mois consécutif, avec un accroissement de 5,9% en août et de 5,1% en juillet 2009. En revanche, la croissance annuelle des placements à terme a de nouveau diminué, revenant à 5,6% au lieu de 7,6% en juillet. Le même constat est observé au niveau de la monnaie fiduciaire et des placements à vue qui ont continué à croître à un rythme modéré. Leur taux de progression en glissement annuel est ainsi ressorti à respectivement 7,2% et 9,1% à fin août 2009.Au niveau des sources de création de la monnaie, le ralentissement de la masse monétaire recouvre des évolutions divergentes selon les contreparties. En effet, les avoirs extérieurs nets, en dépit de leur hausse mensuelle de 1,3% en août, demeurent inférieurs de 13,8% par rapport au niveau observé à fin août 2008. En outre, le crédit bancaire, qui s’inscrit en baisse de 0,5% d’un mois à l’autre, a vu son taux de progression annuelle revenir à des niveaux beaucoup plus modérés en août (seulement 14,9%). Soit le rythme le plus bas observé depuis novembre 2006. Sa ventilation par objet économique révèle une décélération du rythme de progression annuelle de l’ensemble des catégories de crédit, à l’exception du crédit à l’équipement qui s’est accru de 26,6% contre 24,4% en juillet. Quant aux créances nettes sur l’Etat, elles ont enregistré une augmentation annuelle de 26,1% en relation avec la hausse du recours du Trésor aux banques.Concernant les agrégats de placements liquides, ils ont enregistré en août 2009 une hausse mensuelle de 9,4%, en liaison avec l’augmentation des titres des OPCVM monétaires et ceux obligataires, de 13,5% et 7,9% respectivement. En revanche, les titres des OPCVM actions et diversifiés n’ont pas connu de variations significatives d’un mois à l’autre. Chiffré à 49,7 milliards de dirhams, l’encours global des titres des OPCVM demeure inférieur de 3,8% par rapport à celui enregistré au terme de la même période de l’année précédente.Toutes ces donnes n’ont guère manqué de se répercuter sur la situation des trésoreries bancaires. En effet, les facteurs de la liquidité ont pesé de tout leur poids, générant un impact restrictif global de près d’un milliard de DH en moyenne des fins de semaines. Ce qui a porté le déficit au niveau des trésoreries bancaires à environ 22,2 milliards contre 21,3 milliards un mois auparavant. Dans ce contexte, la banque centrale avait tenu à maintenir le volume de ses interventions via des avances à 7 jours et pour un taux de 3,25%. Soit près de 22 milliards de DH en moyenne des fins de semaines.Mohamed MOUNADI

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