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    Economie

    Conjoncture
    La reprise est là, mais à rythme modéré

    Par L'Economiste | Edition N°:3326 Le 23/07/2010 | Partager

    . Elle est tirée par les activités secondaires . Le secteur minier en tête du peloton . Les chefs d’entreprises optimistesL’économie nationale continue de faire preuve d’une résilience remarquable. Et les perspectives pour le reste de l’année s’annoncent globalement favorables. Le constat est dressé par la dernière note de conjoncture de la direction des études et des prévisions financières. Ces prévisions cadrent avec le redressement de l’économie mondiale tiré par la vigueur de la croissance des pays émergents. Aux Etats-Unis, les prémices d’une relance se précisent de plus en plus. Désendettement des ménages et baisse du taux de chômage en sont les principaux signes (cf.www.leconomiste.com). L’économie japonaise a marqué, quant à elle, une forte croissance au premier trimestre (+5%), induite par la demande domestique et les exportations vers le reste de l’Asie. Même en Europe, la faible reprise observée à fin mars dernier devrait s’accélérer au second trimestre. Aussi, le FMI a-t-il été amené à revoir à la hausse ses prévisions de la croissance mondiale à 4,6% au lieu des 4,2% annoncés en avril dernier. Cette conjoncture devrait, à ne point douter, profiter au Maroc. Du moins pour ce qui est du secteur minier et certaines activités industrielles. A en juger par les résultats de la dernière enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib, le moral des entrepreneurs est au beau fixe. «Pour le troisième trimestre consécutif, le climat général des affaires est jugé globalement positif», note l’enquête. En effet, 46% des industriels ont estimé bon le climat général des affaires, 39% moyen et 15% l’ont considéré médiocre, soit un solde d’opinion de 31%. Ce jugement est partagé par les opérateurs dans l’ensemble des branches, à l’exception de ceux des industries mécaniques et métallurgiques, qui ont fait état d’une situation défavorable. Ces activités ne s’attendent pas à une relance pour le prochain trimestre.Dans le détail, les indicateurs de la croissance sectorielle restent marqués par une évolution en dents de scie. Le secteur agricole, notamment les productions orientées vers l’exportation, a été relativement impacté par les intempéries. La récolte des 4 céréales principales s’est établie à 80 millions de quintaux au lieu de 102 millions en 2008/2009. Bien qu’en retrait de 22% par rapport à la saison 2008/2009, cette production a marqué, toutefois, un bond de 31% en comparaison avec la moyenne des 5 dernières années. La valeur ajoutée agricole a affiché une diminution en volume, au premier trimestre 2010, de 8,6% après une croissance de 30,7% un an auparavant. A fin juin 2010, qui correspond au premier mois de la campagne de collecte 2009-2010, le cumul a atteint 8,9 millions de quintaux, en baisse de 25% par rapport à la même période de la campagne précédente et en augmentation de 12% par rapport à la moyenne des 5 dernières campagnes à la même date. Le total du volume collecté est constitué essentiellement du blé tendre dont la part s’est établie à 99,5%.«L’autre activité primaire, la pêche en l’occurrence, s’est par contre mieux comportée», indique la direction des études et des prévisions financières. La valeur ajoutée de la pêche a enregistré une croissance en volume de 9,8% au premier trimestre 2010 par rapport à la même période de l’année précédente, tirée par la hausse de 27,6% du volume des débarquements de la pêche côtière et artisanale. Le volume des débarquements des deux segments a augmenté de 30,1% en glissement annuel après une hausse de 9,8% un an auparavant. Quant à la commercialisation à l’étranger des produits de la mer, elle a généré, à fin mai 2010, plus de 5,2 milliards de DH, soit un accroissement de 1,2% par rapport à fin avril 2009.Plus performante, l’activité minière a clôturé le premier trimestre 2010 sur une croissance en volume de 107,9% en glissement annuel. Croissance qui résulte de la progression de 181,8% de la production marchande de phosphate. Les données disponibles à fin mai 2010 confirment la poursuite de cette performance au deuxième trimestre 2010. La production marchande de phosphate au cours des mois d’avril et de mai 2010 s’est établie à 4,9 millions de tonnes, dépassant ainsi le niveau réalisé au terme du deuxième trimestre 2009 (4,6 millions de tonnes). Elle a atteint 10,4 millions de tonnes au terme des 5 premiers mois de 2010, en hausse de près de 96% en glissement annuel. De leur côté, les productions de l’acide phosphorique et des engrais se sont accrues de 83,9 et 100% par rapport à fin mai 2009. Quant à l’activité à l’export du groupe OCP, le chiffre d’affaires à l’export réalisé à fin mai 2010 a atteint près de 11,8 milliards de dirhams, en progression de 58,4% ou de 4,34 milliards de dirhams par rapport à fin mai 2009. Résultat imputable à l’amélioration de la valeur des exportations des phosphates, d’acide phosphorique et d’engrais respectivement de 9,7, 70,2 et 120,9%.La même tendance à l’accroissement est constatée pour les activités de l’électricité. A fin mars 2010, la valeur ajoutée de la branche a enregistré une croissance en termes réels de 6,7% en glissement annuel après 6,2% un an auparavant. Elle s’explique par la hausse de 4,7% de la production électrique d’origine hydraulique qui a profité de la bonne pluviométrie des 2 dernières saisons. Selon les analystes de la direction des études et des prévisions financières, cette tendance haussière est appelée à se poursuivre au deuxième trimestre 2010, comme en témoigne l’augmentation de la production de l’électricité de 6,3% à fin mai 2010. La consommation de l’électricité, quant à elle, s’est accrue de 5,7% après une légère progression de 0,5% un an auparavant. S’agissant de la production manufacturière, le premier semestre a connu une évolution positive. C’est ce qui ressort des anticipations des opérateurs interrogés dans le cadre de l’enquête de conjoncture réalisée par le HCP. Cette évolution serait le résultat du comportement favorable des activités agroalimentaires, des industries de la chimie et de la parachimie et de celles des produits issus de la transformation des minéraux de carrière.


    Hausse du chômage urbain

    Au terme du 1er trimestre 2010, le taux de chômage national s’est établi à 10% au lieu de 9,6% à la même période de 2009, soit une hausse de 0,4 point. Le chômage urbain a augmenté de 0,6 point pour se situer à 14,7% contre 14,1% un an auparavant. A l’opposé, le chômage rural a baissé de 0,1 point pour atteindre 4,6%, en liaison avec la bonne tenue de l’emploi agricole.


    Consommation

    Les indicateurs de la consommation des ménages restent orientés vers la hausse. Ceci s’explique par la bonne campagne céréalière, l’amélioration des transferts des MRE (+11% à fin mai 2010) et la maîtrise des niveaux des prix (+0,5% à fin mai 2010). En témoignent la hausse des crédits de consommation et les recettes de la TVA intérieure. A fin mai dernier, ces deux indicateurs ont augmenté respectivement de 17,3 et 13,7% en glissement annuel.A. G.

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