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Affaires

Congrès de l'Association mondiale de la presse
Le business est bon, les conditions d'exercice sous pression
DNES à Dublin, Nadia SALAH

Par L'Economiste | Edition N°:1537 Le 11/06/2003 | Partager

. La part de la presse dans le chiffre d'affaires de la publicité augmente. Presse on-line: Des journaux commencent à gagner de l'argent. Gare à la “presse de gangsters”Près de 1.200 patrons de presse et de rédacteurs en chef sont en ce moment réunis à Dublin, en Irlande, pour le 56e congrès annuel des éditeurs et le 10e Forum des rédacteurs en chef, organisés par la World Association of Newspapers. La WAN est une association professionnelle où l'on «parle boutique«, c'est-à-dire de gestion, de formation, de marketing... il faut que les choses soient devenues graves pour que plusieurs sessions soient cette année consacrées à la liberté de la presse et aux attaques dont elle est l'objet.Côté boutique, les nouvelles sont globalement bonnes: mondialement, le marché de la presse poursuit la croissance qu'il a retrouvée en 2001; le marché publicitaire reste aussi en croissance, avec un phénomène qui étonne les éditeurs eux-mêmes: la part de la presse dans le chiffre d'affaires de la publicité augmente. Voilà quelques années que des experts de la WAN prédisaient, non pas une révolution, mais un rééquilibrage entre TV, affichage, radio et presse en faveur de cette dernière, mais il n'y avait pas grand monde pour y croire. Pas chez les éditeurs de presse en tout cas. Ces observateurs de la WAN avaient pourtant raison: l'éclatement des chaînes, les critiques vives à l'endroit de l'information télévisée... le repositionnement de la presse était inévitable. Certes, il n'est pas général dans tous les pays, il ne concerne pas non plus tous les journaux, mais globalement, il est assez important pour provoquer des hausses de diffusion de 5% des quotidiens et des hausses de recettes publicitaires de 3%. Toujours côté boutique, la WAN a insisté depuis plusieurs années pour que ses membres n'abandonnent pas leurs sites Internet, ni au moment de la bulle, ni au moment du repli. «Vous êtes les producteurs d'informations, donc ne vous effrayez pas de ceux qui viennent sur le Net croyant vous faire concurrence sans savoir ce qu'est l'information«, disaient les experts de la WAN. Ils ont encore insisté quand perdant de l'argent avec leur site, les journaux voulaient se retirer. Ces observateurs sont peut-être en passe d'avoir raison. Le secteur a été «nettoyé« des opérateurs qui n'étaient ni des journaux, ni des vendeurs d'accès Internet. Quelques sites de journaux commencent à gagner de l'argent soit avec la publicité, soit avec les archives.Si les nouvelles du business sont plutôt bonnes, en revanche, celles des conditions d'exercice du métier sont franchement mauvaises. Depuis le début de l'année 2003, 35 journalistes sont morts ou portés disparus; parmi eux, 15 durant la guerre en Irak et 5 en Colombie. Pour les emprisonnements, Fidel Castro a fait exploser les statistiques, mais le Maroc est aussi cité pour la condamnation de Ali Lamrabet. Le Maroc est encore cité pour sa loi sur la presse, trop restrictive et maintenant pour sa loi sur le terrorisme qui risque d'être utilisée en premier lieu contre la presse indépendante privée, redoutent les observateurs.En ouvrant les travaux du Congrès et du Forum, la présidente irlandaise, Mme McAleese, a souligné que le journalisme s'exerce souvent dans des conditions «héroïques«. Elle fait aussi droit à une préoccupation de la profession: l'arrivée de journalistes ou de médias peu professionnels sur le marché, notamment dans les pays qui se démocratisent. «L'appartenance à un média où la profession de journaliste n'est pas un brevet d'intégrité ou d'honnêteté«, dit-elle. Son point de vue serait sans doute apprécié au Maroc où, en plus des pressions exercées sur la presse indépendante, une presse de chantage a pignon sur rue.Exister entre les pressions et une pratique de gangsters est sujet de bien des discussions depuis le scandale du New York Times qui a attrapé un de ses reporters vedettes en train d'inventer ses enquêtes! On connaissait cette pratique dans les sociétés de production pour la TV, mais pas dans la presse du niveau du New York Times.Dans les pays qui apprennent la démocratie, la presse de gangsters est souvent encouragée par le pouvoir en place, notent les représentants de journaux d'Asie centrale, d'Europe de l'Est et d'Afrique. «C'est un moyen très commode de discréditer la bonne presse et d'entraîner les lecteurs et les électeurs à douter de tout« indique Zhanna Litvina, présidente de l'Association des journalistes biélorusses, primée par la WAN (elle a reçu la «plume d'or” ). En fait, renchérit son collègue camerounais, Pius Njawe, président de l'Association des éditeurs de presse d'Afrique centrale, «nos gouvernements ont besoin d'un certificat de liberté de presse pour continuer à recevoir les aides internationales, alors ils sont prêts à susciter n'importe quelle création de journal qui va les critiquer, pour jeter de la poudre aux yeux des Occidentaux, mais de manière à ce que la population locale continue d'ignorer la réalité«.Une chanson bien connue…


Les Turcs, pros de la communication

«Si, si, vous ne faites pas de yatching... vous donnerez ce dépliant à vos amis au Maroc, ils seront intéressés par des séjours en Turquie«. Pantalon de cuir, mini-t-shirt, cette fonctionnaire du ministère de la Culture et du Tourisme turc n'a pas l'air de servir un gouvernement dominé par le... PJD. Elle ne lâchera prise que lorsque j'aurais pris chacun des dépliants qu'elle a préparés. Cette fonctionnaire sait bien que je risque de jeter une partie des dépliants, même s'ils sont joliment imprimés. Alors le journal Hurryiet, le quotidien le plus populaire du pays, a prévu le genre de souvenirs qui ne se jette pas: un foulard pour les dames, une pochette-mouchoir pour les messieurs, avec le logo de la prochaine réunion, celui de la Turquie et du journal, le tout remarquablement mêlé avec des motifs floraux traditionnels. Histoire de n'oublier ni la réunion ni Hurryiet, ni la Turquie. De vrais pros de la communication touristique.Comme toujours dans les manifestations mondiales, les Turcs sont venus en force: une trentaine de patrons de presse et rédacteurs en chef pour participer aux travaux, plus une dizaine de personnes, des fonctionnaires du ministère de la Culture et du Tourisme pour tenir le stand loué à l'entrée du hall d'exposition. Coup double: Ankara veut préparer dans les meilleures conditions le congrès de la WAN, en mai 2004 et pour y attirer le maximum de participants, cela se prépare un an à l'avance. Le deuxième coup, c'est d'effacer tous les excès auxquels ont pu se livrer les extrémistes religieux avant que leur PJD ne devienne un parti fréquentable.

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