×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Congrès Confédération mondiale du travail
Fusion syndicale, oui mais…

Par L'Economiste | Edition N°:1879 Le 20/10/2004 | Partager

. Grande force de négociation pour faire face à la mondialisation. Le rapprochement crée aussi le risque de monopole La Confédération mondiale du travail (CMT) est en conclave à Casablanca du 16 au 23 octobre pour les travaux de son comité confédéral. Cette 209e édition revêt une importance capitale puisqu’elle décidera de l’avenir de la confédération et de l’action syndicale en général. Les représentants d’une soixantaine de pays membres discuteront la possibilité d’une fusion avec l’autre organisation syndicale mondiale, la Confédération internationale des syndicats libres (CISL). Le secrétaire général de la CMT, le Belge Willy Thys lors d’un point de presse tenu le 18 octobre à Casablanca, a précisé que l’objectif serait de «créer un pluralisme interne à la place du pluralisme externe». Plusieurs responsables syndicaux reconnaissent les risques de monopole syndical qu’un tel rapprochement peut engendrer. Mais ils restent d’accord sur la complémentarité des principes qu’il propose et la force de négociation qu’un syndicat unique aura face aux groupes économiques mondiaux. . Beaucoup de confrontationL’UGTM et la CDT qui sont membres de la CMT prennent aussi part à ces discussions. Le Maroc est l’un des rares pays où la CMT a deux adhérents à la fois. La pluralité syndicale au Royaume est considérée par ses ténors comme un gage pour la démocratie sociale. L’unité dans l’action se faisant après à travers la concertation. Mais pour le représentant de la CDT, «le Maroc a hérité d’un syndicalisme à la française où il y a beaucoup de confrontation». Ce qui affaiblit le rôle de lobbying que les centrales sont censées jouer face au patronat. L’exemple belge est assez intéressant à ce sujet. Les trois centrales syndicales que ce pays compte mobilisent plus de 1,7 million de personnes. Un taux de syndicalisation qui dépasse les 70%. Mieux, pour Luc Cortebeeck, président de la Confédération des syndicats chrétiens de Belgique (CSC), «vu l’individualisme de la société européenne, chaque adhérent attend désormais des services personnalisés de son syndicat». Les centrales marocaines sont encore loin du modèle belge, mais Abderrazak Afilal, secrétaire général de l’UGTM, parle d’une reprise de l’action syndicale au Maroc. Il donne pour exemple la lucidité des syndicats au cours des négociations sur le code du travail. La centrale d’Afilal et celle d’Amaoui ont bénéficié du soutien de la CMT pour mieux s’acquitter de leur rôle au cours des négociations. Toujours est-il, l’option de retour au syndicat unique, dénote d’une nouvelle gestation. La montée en force des multinationales pousse les syndicats à réadapter leur stratégie d’action. En effet, après le syndicat de proposition, place aujourd’hui aux regroupements syndicaux, un peu à l’image des méga fusions économiques. Le syndicat devient ainsi un acteur économique parmi les autres, souligne Afilal. Pourtant au Maroc, il y a encore du chemin à faire. Un responsable de la CDT a regretté qu’il n’y ait pas encore un conseil économique et social «qui servirait de plate-forme de discussion entre patronat, syndicats et consommateurs». Mostafa BENTAK

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc