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Politique Internationale

Confessions de Jean-Paul Belmondo sur une vie tournée vers l'an 2000

Par L'Economiste | Edition N°:639 Le 16/11/1999 | Partager



· L'artiste regrette de ne pas avoir rencontré de vrais extra-terrestres alors que l'an 2000 approche
· Dans son dernier film, il interprète le rôle d'un humain qui n'existe pas encore, et qui supplie son jeune père de le concevoir pour le réveillon 2000


Jean-Paul Belmondo est un peu déçu parce qu'il n'a pas encore rencontré d'extra-terrestres et que, dans les années cinquante, il n'aurait pas imaginé fêter l'an 2000 sans eux. Le 31 décembre prochain, l'acteur devra se contenter d'être Lacenaire, le criminel du 19ème siècle, sur une scène à Bruxelles. Sinon, il aurait mangé des pâtes avec sa "fiancée", ses enfants, ses petits-enfants. Enfin, peut-être pas des pâtes.
Dès le début de l'entretien, on regrette de ne pas être martien, et d'entendre si aisément ce que dit Belmondo, sans que l'ombre d'une surprise vienne se glisser dans ses paroles. Le rendez-vous est promotionnel, il y en a d'autres avant, d'autres après, trente minutes pour tout le monde, un peu plus pour les pas doués, et Jean-Paul Belmondo répond que cette succession de gens, dans son petit salon du Théâtre des Variétés, n'est pas pénible. Dans "Peut-être" de Cedric Klapish, il joue un humain qui n'existe pas encore, et qui supplie son jeune père (Romain Duris) de le concevoir, alors que le réveillon 2000 bat son plein terrifiant à Paris. Belmondo n'a pas eu de mal à incarner ce qui n'existe pas, ni même hésité entre plusieurs possibilités de non-existence. "Pour m'aider à jouer Léon Morin, prêtre, Jean-Pierre Melville avait convoqué un vrai prêtre sur le tournage. Ce qui n'a servi à rien. Je n'ai pas eu besoin de fréquenter des gangsters pour en jouer, je n'ai jamais copié la réalité, donc ça ne m'a pas du tout gêné d'interpréter quelqu'un qui n'existe pas". D'autant que Klapish a choisi l'acteur pour "sa présence mythique", et non pour ce qu'il n'est pas.
Il porte une chemise jaune canari, un pantalon beige, une veste de velours noir, une peau bronzée, des cheveux courts, des dents très blanches, une courte barbe. Il est beaucoup moins étrange et rougeoyant que sur les photographies de presse, mais donne le sentiment d'avoir envoyé un double se faire interviewer à sa place. Comme dans "L'invention de Morel", le livre culte de Boy Casares, l'image qui reste serait condamnée à répéter cent mille fois dans les mêmes termes les mêmes anecdotes. Son enfance dorée de cancre auprès de son père adoré, le sculpteur Paul Belmondo et d'une maman non moins aimée; son échec à la sortie du conservatoire en 1955, son bras d'honneur au jury, et ses camarades qui le portent en triomphe; sa rencontre avec Jean-Luc Godard pour le court métrage Charlotte et son Jules en 1958.
Fidèle, Belmondo a connu ses meilleurs amis, Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Pierre Vernier, dans des cours de théâtre, il y a plus de quarante ans. Il travaille avec le même coiffeur-maquilleur, depuis plus de trente ans. Charlie témoigne:"On s'est rencontré à la boxe. Il était déjà assez lancé, après quelques combats, il m'a demandé pourquoi je ne l'avais jamais maquillé. Depuis, je travaille avec lui quasiment toute l'année. C'est Monsieur tout le monde. Très simple. Il a la même vie que le boucher du coin, avec le sport en plus et l'argent". Son garde du corps aussi, il l'a rencontré à la boxe. "C'est plus Jean-Paul qui protège Jo, que l'inverse dit Charlie. Et d'ailleurs, le protéger de quoi?".
En tant que directeur du Théâtre des Variétés, Belmondo dit qu'il voit tous les spectacles. Il n'en cite spontanément aucun, mais fustige les metteurs en scène subventionnés "qui rendent Molière et Marivaux emmerdants". Après réflexion, il évoque Hamlet, mis en scène par Patrice Chéreau, en 1988, qu'il a trouvé "très bien monté". Une preuve qu'il n'est pas "sectaire", contrairement aux critiques dramatiques de certains quotidiens.
Sa petite chienne yorkshire Maya, "une véritable histoire d'amour", est absente, morte après 15 ans de vie commune. "Il ne veut pas qu'on en parle, il tient à ce qu'elle reste présente dans sa vie", explique sa blonde et irréelle jeune épouse, Natty. Ils se sont rencontrés, non à la boxe, mais au tennis, chez Roland Garros. Dans ses bras, l'autre chienne Calipso, copie de Maya, n'arrête pas son travail de lèche. Belmondo a toujours aimé les animaux, "non parce qu'ils sont meilleurs que les hommes, mais parce qu'ils ne se vengent pas quand on leur fait une vacherie", dit l'acteur. Pourtant, ils aboient, ils mordent. Oui, "mais les femmes mordent beaucoup plus", réplique-t-il, pour une blague. Natty ne travaille pas, "mais c'est un travail que de vivre avec moi. De faire les plannings. Je suis très désorganisé". Comme Delon, Belmondo n'a jamais été "dirigé" par une cinéaste. Le dernier film de Varda où il joue un petit rôle n'est pas inclu dans sa filmographie. "C'est parce qu'à l'époque, elles n'existaient pas encore".
Cela fait longtemps que Belmondo ne boxe plus sur les journalistes, mais il continue de s'exercer chaque jour sur des ballons de sable. Parfois, il fait des procès lorsque les journaux évoquent sa vie privée. Sa vie privée de quoi? "De rien", répond-t-il. "Je suis un homme comblé".



Jean-Paul Belmondo en 17 dates


- 9 avril 1933: Naissance à Neuilly Sur Seine.
- 1958: "Charlotte et son Jules", court métrage de Jean-Luc Godard.
- 1959: "A bout de souffle" de Jean-Luc Godard.
- 1961: "Une femme est une femme" de Jean-Luc Godard, "Léon Morin prêtre", de Jean-Pierre Melville, "Cartouche" de Philippe de Broca.
- 1962: "Le doulos" de Jean-Pierre Melville.
- 1963: "Peau de banane" de Marcel Ophüls. L'Homme de Rio, de Philippe de Broca.
- 1964: "Week-end à Zuydcoote" de Henry Verneuil.
- 1965: "Pierrot le fou" de Jean-Luc Godard. Paris brûle-t-il? de René Clément.
- 1968: "La sirène du Mississippi" de François Truffaut.
- 1973: "Stavisky" d'Alain Resnais.
- 1982: L'As des as, de Gérard Oury.
- 1987: Retour au théâtre avec Kean, de Jean-Paul Sartre, mis en scène par Robert Hossein.
- 1992: Achète le Théâtre des Variétés.
- 1993: Mort de sa fille aînée, Patricia.
- 1999: Tournée de "Frédérick ou Le boulevard du crime" d'Eric-Emmanuel Schmitt, mis en scène par Bernard Murat. "Peut-être" de Cédric Klapisch.

Anne Diatkine
Syndication L'Economiste-
Libération (France)

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