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Politique

Conférence du Cimo: L’affaire des clandestins domine les débats

Par L'Economiste | Edition N°:2123 Le 05/10/2005 | Partager

. Les ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale pris de court par les affrontements aux frontières . L’UE est sollicitée pour financer la lutte contre ce fléau Succinctes, les discussions de la 11e conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale (CIMO) qui se sont déroulées à Rabat lundi 3 octobre, l’ont été. Les pays de l’Union européenne (UE) doivent augmenter leur aide financière aux pays de transit de l’immigration clandestine. Comme l’a expliqué Mostapha Sahel, président du Cimo, lors d’un point de presse lundi dernier à l’issue des travaux de la conférence, les réseaux d’immigration clandestine changent constamment de stratagème. Ce qui demande à chaque fois de nouveaux outils et techniques de lutte. “Il faut faire preuve d’imagination et d’audace dans le cadre d’une responsabilité partagée”, a souligné Sahel, qui a reconnu la lourde facture que cette lutte engage pour le Maroc et les pays concernés. En effet, le Maroc mobilise 7.000 hommes au niveau des frontières orientales et 1.000 autres dans la seule ville de Nador, en plus de 600 dans les forêts et régions de campement des clandestins. Il est à noter que les immigrés clandestins subsahariens viennent par l’Algérie alors que les frontières avec le Maroc sont fermées depuis 1994. Ce pays est interpellé pour participer activement à la lutte contre le fléau. Dans la même foulée, la mort des 8 Subsahariens aux frontières de Mellila et Ceuta, a donné une connotation plus violente au phénomène. Certes, selon Sahel, l’immigration clandestine au Maroc s’est réduite en 2005 de 38%. Mais aujourd’hui, une nouvelle forme du phénomène prend le dessus. Faisant allusion à la mort des Subsahariens, Sahel annonce qu’une enquête sera ouverte incessamment, en collaboration avec les partenaires espagnols. La migration clandestine a ravi la vedette aux autres thèmes de la rencontre autour desquels les discussions sont restées classiques. Pour ce qui est du terrorisme, les ministres se sont mis d’accord sur les prérequis d’une lutte efficace adaptée aux changements que le phénomène connaît depuis quelques années. L’accent a été mis sur les mécanismes appropriés d’échange d’expertises et d’informations. Au-delà de l’aspect purement sécuritaire, les ministres ont réitéré l’importance de la nouvelle composante de traitement du phénomène, soit plus de justice sociale dans les pays sous-développés. Sur le registre de la lutte contre les stupéfiants, Sahel a insisté sur la nécessité de resserrer l’étau autour des réseaux de trafiquants. Une stratégie de lutte contre la culture du cannabis au Maroc a commencé à donner ses fruits. Larache a été déclarée province sans cannabis. Du moins, les 10 pays qui ont participé à la Cimo de Rabat (Maroc, Algérie, Libye, Mauritanie, Tunisie, Espagne, France, Italie, République de Malte et Portugal) sont aujourd’hui conscients du caractère universel de phénomènes tels que le terrorisme, la criminalité organisée et le commerce des stupéfiants. L’ordre du jour de la conférence a concerné aussi la coopération dans le domaine de la protection civile et celui des collectivités locales.


Déficits de chiffres

Outre les partenaires de la Cimo, les autres pays de l’UE sont aussi concernés par le débat sur le terrorisme, l’immigration clandestine... Il est vrai que les pays frontaliers du pourtour méditerranéen sont les premiers touchés. Or, sur ce sujet, les discussions de la Cimo de Rabat n’ont pas révolutionné le débat sur les moyens. Aucun chiffre n’a été donné sur les nouvelles approches et techniques qui seront mobilisées contre le terrorisme et l’immigration clandestine. Cela est-il dû au caractère confidentiel de la lutte contre le phénomène à court terme? Peut-être.Mostafa BENTAK

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