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Economie

Concurrence
Grand-messe des régulateurs à Marrakech

Par L'Economiste | Edition N°:3163 Le 04/12/2009 | Partager

. Un collogue du 3 au 5 décembre. Pourquoi les Américains ont combattu les trusts Concurrence et régulation, l’inséparable couple! Depuis le déclenchement de la crise économique fin 2008, l’Etat sauveur ou régulateur revient en force. Ce n’est pas pour rien que le Conseil de la concurrence initie, du 3 au 5 décembre à Marrakech, un débat sur «Politique de la concurrence et régulation économique» comme vecteurs d’émergence. D’ailleurs la métaphore du manitou de la finance, l’Américain George Soros, en dit long sur ce monde qui se réinvente: «Le château de cartes s’est effondré. Avec la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, les pays développés ont pris des dispositions pour que d’autres institutions ne s’écroulent…», avait-il écrit sur nos colonnes en janvier 2009. Le milliardaire demeure néanmoins méfiant vis-à-vis des régulateurs. «Ils sont faillibles: tendance à la bureaucratie et pressions politiques. La réglementation doit être maintenue au minimum voulu pour assurer la stabilité». Or, dans des pays tels que le Maroc, le débat prend une autre tournure: l’émergence d’un marché libéral comporte un risque de concentrations, de comportements mafieux, d’ententes illicites... Passer d’un système de rente à une culture de concurrence est un processus long, difficile, coûteux parfois. Mais salutaire aussi pour les opérateurs et les consommateurs. D’autant plus que dans les pays du Sud, en Méditerranée notamment, le réseau familial ou tribal compte pour percer… La chasse aux pratiques anticoncurrentielles devient ainsi un enjeu politique et financier. N’empêche que de telles pratiques «sont normales et prévisibles dans des marchés qui connaissent un capitalisme naissant», relativise Abdelmounaïm Dilami, PDG du groupe Eco-Médias et l’un des modérateurs du colloque international sur la concurrence. Il préside la première séance de ce vendredi, «Régulation économique et rapports Nord-Sud». Rappelons que sur le plan national, la loi relative à la privatisation a à peine 19 ans. Le statut avancé décroché par Rabat implique par ailleurs une harmonisation des lois avec celles des Européens. Parallèlement, les pays signataires de l’Accords d’Agadir doivent en principe ajuster d’ici 2010 leur droit de la concurrence. Sans oublier l’exercice, ôh combien difficile, que les accords de libre-échange nous imposent. Toujours est-il que nous vivons presque ce que les Américains du début du siècle dernier ont subi et combattu: les trusts de pétrole (cas de la Standard Oil) ou du tabac (cas de l’american Tobacco) ou de l’acier… Le sénateur de l’Ohio, John Sherman, n’avait-il pas déclaré que «si nous refusons qu’un roi gouverne notre pays, nous ne pouvons accepter qu’un roi gouverne notre production, nos transports ou la vente de nos produits». Le Sherman Anti-Trust Act verra ainsi le jour en juillet 1890. C’est la première tentative du gouvernement américain de limiter les comportements anticoncurrentiels. Il marque aussi la naissance du droit de la concurrence moderne et… d’une puissance économique mondiale.


Le temps de la régulation

Le Conseil de la concurrence est favorable à l’adoption d’un statut décisionnel. Ce qui engendrerait un droit d’auto-saisine, d’enquête et de sanction. Ses propositions d’amendements de la loi 06-99 relative à la liberté des prix et de la concurrence ont été déjà envoyées à la Primature. La Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca) ou le régulateur télécoms (ANRT) ont comparativement plus de marge de manœuvre. Ces autorités de régulation ne se contentent pas d’un «rôle consultatif». Pourtant, le Conseil de la concurrence régule l’ensemble des secteurs économiques. Pouvoir décisionnel ou pas, le débat reste ouvert. Mais le temps ne pardonne pas.Faiçal FAQUIHI

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