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Economie

Concession de la décharge: Les élus ne veulent pas subventionner

Par L'Economiste | Edition N°:428 Le 25/01/1999 | Partager

Des contacts sont pris avec le Département de l'Environnement. Objectif: financer la réalisation de la décharge de Médiouna à Casablanca. Pour accompagner le projet de la décharge, la CUC compte créer quatre centres de transfert pour le compactage des ordures.


LA Communauté Urbaine de Casablanca (CUC) a accordé un délai à Biotren, société canadienne intéressée par le projet de gestion intégrée de la décharge de Médiouna. Ce délai lui permettra d'explorer d'autres voies du côté des Ministères de l'Intérieur, de l'Economie et des Finances et du Secrétariat d'Etat à l'Environnement. L'idée est de sensibiliser le Département de l'Environnement à participer au financement de la décharge. Une rencontre, prévue pour la semaine prochaine, devra réunir ces Ministères et la CUC. "Une décision sera prise à cette occasion. Si aucune solution ne se dégage de cette réunion, un nouvel appel d'offres sera lancé début février", indique M. Abdelmoughit Slimani, président de la CUC.
Pour la construction de la décharge, Biotren envisageait d'investir pas moins de 400 millions de Dollars, soit 2,4 milliards de DH. Le contrat de gestion déléguée devait s'étaler sur une période de 30 ans.

En contrepartie, Biotren devait extraire du biogaz de la décharge et le vendre à l'ONE. Le programme prévoit la création d'une filiale spécialisée dans la valorisation du gaz dès que le traitement des ordures aura commencé.
L'activité principale de cette filiale sera l'exploitation d'une centrale qui sera créée sur le site de Médiouna. Le produit des ventes à l'ONE servirait à couvrir les frais de construction de l'usine. Les Canadiens ont effectué les études nécessaires. Si la partie dite technique est favorable au schéma retenu, il en va autrement pour le volet commercial. Pour eux, le projet n'est rentable que si les communes utilisant la décharge mettraient la main à la poche. Elles devront payer 19 Dollars canadiens la tonne traitée, soit 114 DH. Le coût annuel de cette opération avoisinerait 128 millions de DH.

Centres de transfert


"Cette condition n'était pas contenue dans l'accord passé avec le Conseil de la Communauté", rétorque son président. Selon lui, Biotren est obligée d'éliminer ce montant si elle veut rester en piste.
Le Conseil de la Communauté avait signifié par courrier cette décision. C'est ainsi que les Canadiens ont demandé un répit pour explorer d'autres voies.
Les délibérations du Conseil de la Communauté avaient donné l'accord pour ne débourser aucun centime pour cette opération. "Nous sommes arrivés à un blocage et il va falloir qu'ils acceptent la décision commune entre la société et la CUC ou un appel d'offres sera lancé pour mettre en concurrence d'autres sociétés", ajoute M. Slimani.
Le montage du projet de la décharge doit s'accompagner par la création de centres de transfert pour le compactage des ordures.

Des réunions avec des élus et des responsables de la Wilaya avaient abouti à la nécessité de rechercher la localisation de quatre centres de transfert à l'intérieur de Casablanca. Aucun accord n'a été conclu, puisque plusieurs élus considèrent le centre de transfert comme un point noir et ne veulent pas de son implantation dans leur commune. "En créant ces centres, nous allons créer des points noirs dans la ville, des dépotoirs en somme", estime un élu de Casablanca. Pour M. Slimani, ces centres contribuent à la propreté de la cité en réduisant son coût.
Pour la protection de l'environnement, les transporteurs ne doivent pas aller directement à la décharge. Ils doivent décharger les ordures aux centres de transfert où elles seront compactées. Le financement de ces centres pose problème. Le coût de réalisation a été estimé à 40 millions de FF par centre de transfert. Ce prix comprend la construction et l'équipement en matériel de compactage du site.

Mohamed CHAOUI


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