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Courrier des Lecteurs

Comptes sur carnet: Le taux minimum passe à 5,56%

Par L'Economiste | Edition N°:538 Le 28/06/1999 | Partager

· Dorénavant, cette rémunération sera indexée aux bons du Trésor à 52 semaines
· Une mesure qui vise à rendre cette rémunération plus sensible au marché
· Pas d'effets notoires, disent les banquiers


A partir du 1er juillet, le taux de rémunération annuel des dépôts en comptes sur carnet sera indexé au taux moyen pondéré des bons du Trésor à 52 semaines. Comme le stipule l'arrêté du ministre de l'Economie et des Finances du 25 mai 1999, ce taux sera égal au minimum au taux moyen pondéré des bons du Trésor à 52 semaines émis par adjudication au cours du semestre précédent, diminué d'un point.
Ainsi, le taux minimum de rémunération pour la période allant du 1er juillet au 31 décembre 1999 est fixé à 5,56% contre 6% auparavant.
M. Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie et des Finances, s'était clairement prononcé à cet égard, lors du dernier Conseil de la Monnaie et de l'Epargne: "Cette mesure vise à rendre la rémunération de ces comptes plus sensible à l'évolution des conditions du marché".
Dans un contexte de détente des taux sur le marché des adjudications, tout porte à croire que ce taux de rémunération continuera à baisser.
Les spécialistes du marché des taux sont fermes. Les indicateurs macro-économiques devraient rester favorables à la détente des taux sur le marché cette année: Pas d'accroissement des besoins de refinancement de L'Etat et un déficit structurel entre l'offre et la demande persistant. Rappelons que ces mêmes éléments ajoutés aux niveaux historiquement bas de l'investissement avaient aidé à la baisse l'année précédente.
Le choix des maturités à 52 semaines a suscité quelques remous chez les professionnels qui évoquaient la non-régularité des émissions en bons du Trésor à 52 semaines. Et ceci d'autant plus que le calendrier n'est jamais déterminé à l'avance. A cet égard, des responsables proches du dossier nous affirment que "le taux à 52 semaines est calculé chaque semaine même en cas d'absence d'émission"(1).
Chez les banquiers, la mesure ne semble pas produire d'effets notoires.
"L'indexation est toujours une bonne chose, mais l'impact reste minime, puisque cette partie de l'épargne est plafonnée à 200.000 DH", affirme un responsable. Et d'ajouter: "Pour l'instant, ce n'est qu'une petite correction". Un deuxième banquier remonte au processus de libéralisation des taux en déclarant que celle-ci a touché l'ensemble des produits sauf celui des comptes sur carnet qui continue à être "bloqué par les autorités monétaires".
Dans le même ordre d'idées, d'autres professionnels estiment qu'au-delà de l'indexation la rémunération du compte sur carnet est une "aberration". Et pour cause, ce compte à vue est mieux rémunéré que les dépôts à terme à 3 mois qui rodent autour de 5,25%.
Ils vont même jusqu'à comparer ces taux à ceux pratiqués au niveau international et qui ne dépassent pas les 3% (2% en France). Mais, pour que la comparaison soit parfaite, il faudrait songer à comparer du côté des taux débiteurs aussi...

Youssra MAHFOUD

(1) Au cas où il n'y a pas d'émission, le marché extrapole le taux correspondant à la maturité en question.

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