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Affaires

Complexe Al Amal à Casablanca: Bien commencé, mal finiPar Abdelrhani FENJIRO, architecte des projets

Par L'Economiste | Edition N°:1079 Le 13/08/2001 | Partager

. L'architecte et l'entreprise responsable du chantier des rénovations ne sont toujours pas payés Le Court Central du Complexe Al Amal est entré en fonction à partir de I'édition 1999 du Grand Prix de Tennis Sa Majesté Hassan II. Depuis cette date et jusqu'à l'organisation du 1er Grand Prix de Tennis Lalla Meryem, qui a eu lieu fin juillet 2001, les commentateurs ont dans I'ensemble été d'accord pour saluer la qualité du travail accompli. Tous ceux qui sont derrière la réalisation d'un tel ouvrage doivent, à juste titre, être fiers du résultat obtenu.D'abord, la Communauté urbaine, maître d'ouvrage du projet, dont I'effort financier important a permis d'offrir à Casablanca et au Maroc une infrastructure de niveau international. Le programme a permis la réalisation d'un équipement simple et polyvalent, permettant une utilisation multifonctionnelle, afin de rentabiliser l'investissement consenti.Ensuite, la Fédération Royale Marocaine de Tennis, qui a poussé à la réalisation d'un court central, à la hauteur des tournois qu'elle organise. Ceux-ci sont devenus des fêtes sportives et politiques de très haut niveau. Au niveau de la conception, I'effort a été fait pour être à la hauteur d'un tel projet. Comme une telle infrastructure n'a pas d'équivalent dans notre pays, des investigations ont été menées à l'étranger, pour maîtriser aussi bien la conception générale du projet que les moindres détails de son organisation interne. Cette conception a été accompagnée au niveau du contrôle des études et suivi par une ingénierie à la hauteur de la complexité de l'ouvrage.L'entreprise qui a été chargée de réaliser le projet a accompli particulièrement les deux premières années d'exécution des travaux, un véritable tour de force, pour livrer dans des délais limites les gradins la première année; les locaux et les infrastructures complémentaires l'année d'après. Au niveau des travaux et de la conformité de certaines prestations, des réserves ont été et continuent à être faites. Mais dans l'ensemble, elle a accompli correctement sa mission. Le résultat final, qui semble faire l'unanimité, n'est pas le fruit du hasard. Il découle des efforts conjugués de tous ceux à l'actif desquels le crédit d'un tel ouvrage doit être porté.Ce projet a été vécu au départ par tous ceux qui y ont participé comme une très belle aventure. Les multiples réunions de travail et de chantier duraient très tard. Tout le monde travaillait la main dans la main. Mais depuis un an et demi, dans le cadre de ce projet, la situation est la suivante: la moitié des honoraires de l'architecte sont tout simplement bloqués. L'entreprise semble également avoir des problèmes au niveau du recouvrement.Actuellement, ces deux intervenants subissent de plein fouet les conséquences d'une telle situation. L'architecte a réduit aux trois quarts son personnel. Ceux restants, leurs salaires ne sont pas payés depuis des mois. L'entreprise paraît vivre une situation très difficile. Ce type d'entreprise structurée, étoffé en cadres et faisant des efforts d'innovation au niveau de l'utilisation de techniques et de matériaux nouveaux, se comptent dans notre pays sur le bout des doigts. Il serait dommage qu'elle disparaisse du secteur des BTP qui est largement dominé par des entreprises de type informel, qui bloquent tout processus de mise à niveau d'un secteur socio-économique aussi important. L'ensemble des intervenants au niveau de ce projet ont montré comme tant d'autres que dans notre pays, il existe un savoir-faire et des capacités de travail et d'organisation à cent pour cent nationaux, qui n'attendent que le terrain favorable pour s'affirmer. Cela rend encore plus incompréhensible le traitement qui leur est réservé. Est-ce que dans le Maroc d'aujourd'hui et surtout dans la phase historique actuelle, marquée par la volonté de notre jeune Souverain de frayer difficilement le chemin du progrès pour notre pays; ceux qui modestement et discrètement font de leur mieux dans leur sphère d'activité pour accomplir correctement leur humble labeur, doivent-ils inexorablement repartir brisés, avec à la bouche un âcre arrière-goût amer et des conséquences dont ils continuent à payer les frais. Au vu de l'ensemble des données liées à ce projet et des conséquences graves qui en découlent, j'ai tenu à rédiger cette lettre ouverte.

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