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Entreprises

Commerce extérieur : Le CNCE attend son président

Par L'Economiste | Edition N°:239 Le 18/07/1996 | Partager

"Mais qui est ce monsieur qui va prononcer un discours?", s'interrogent quelques directeurs d'entreprises exportatrices. "Mais c'est le ministre du Commerce Extérieur", répond l'un d'eux. "Ah bon! Je ne l'ai jamais vu". L'importance de l'Administration n'est plus ce qu'elle était du temps des licences d'importation ou des grands offices exportateurs. D'ailleurs, dans la liste des 16 ministres membres du CNCE (Conseil National du Commerce Extérieur), le ministre du Commerce Extérieur est placé au 15ème rang.

Le CNCE, qui a tenu son assemblée générale constitutive le 12 juillet en grande pompe, avec la moitié du gouvernement et le gratin des affaires, devrait choisir un président du privé et non parmi les ministres ou les hauts fonctionnaires. Le président devrait être une personnalité représentant un secteur exportateur. Les opérateurs du textile penchent ainsi pour le président de l'AMITH, M. Mohamed Lahlou, qui appartient de surcroît à un important groupe (SOPAR). D'autres penchent pour la candidature de M. Mohamed Tazi, président de l'ASMEX (Association Marocaine des Exportateurs). Celui-ci s'est proposé candidat "sur proposition de la CGEM et l'ASMEX" et confirme: "je ne vois pas de contradiction à assumer la présidence de l'association et du Conseil". C'est l'ASMEX qui en avait d'ailleurs réclamé la création. L'association garderait son caractère professionnel, corporatiste, et le CNCE serait l'institution du commerce extérieur.

La question du président du CNCE intéresse le monde des affaires au plus haut point, surtout qu'il s'agit d'élection. La dernière campagne pour la présidence de la CGEM a donné aux patrons le goût des batailles électorales. C'est l'article 35 de la loi sur le commerce extérieur du 2 juillet 1993 qui exclut la nomination et précise le mode d'élection. "Le président du Conseil National du Commerce Extérieur est élu par et parmi les membres dudit Conseil pour une période de 3 ans renouvelable une seule fois". Le rôle du Conseil est défini par la même loi. Il formule des "avis consultatifs sur toute matière concernant les relations commerciales extérieures", émet des "suggestions de nature à renforcer la compétitivité des produits et services marocains à l'étranger", établit un rapport annuel, décerne des prix aux entreprises méritantes Bref, ce sera le CNJA de l'import-export. Chaque département ministériel peut ou pas le consulter pour un problème de quotas, de prix ou d'encouragement à l'exportation.

La loi laisse néanmoins au Conseil la liberté de fixer son statut intérieur. Mais le ministre du Commerce Extérieur doit approuver. Le secrétaire général (un fonctionnaire) est nommé par décret. Le règlement intérieur, tout autant que la première réunion (il y a deux sessions ordinaires par an) reste donc tributaire de l'élection du président habilité à convoquer tout ce beau monde. Car, outre les 16 ministres, on y retrouve les dirigeants de Bank Al-Maghrib, de l'Office des Changes, de l'OCP (premier exportateur), de la RAM, de l'ONDA, de la Comanav, de l'ONCF, de l'EACCE, de la SMAEX, du GPBM, du CMPE et même de l'OFEC. Les Chambres de Commerce, d'Agriculture et d'Artisanat conduites par leurs présidents placent chacune 5 membres.

Enfin, 20 membres ont été choisis parmi les opérateurs économiques ou associations professionnelles concernés. On y retrouve M. Lahjouji, Saâd Kettani, Belmadani, Ghali Sebti et d'autres encore.

Bref, le Who's who de l'industrie et des services mais qui ne fait déjà pas l'unanimité. "Des personnalités utiles ont été oubliées. D'autres sont là pour les honneurs", indique un exportateur. Quant à M. Lahjouji, président de la CGEM, il estime qu'"il faut réviser le décret pour modifier la composition du Conseil. Le BTP, l'ingénierie et les nouveaux métiers, comme le télétravail, ne sont pas représentés, alors qu'ils disposent de capacités d'exportation".

Khalid BELYAZID

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