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Commerce extérieur: Comment avance l’ogre chinois

Par L'Economiste | Edition N°:3316 Le 09/07/2010 | Partager

. Nous importons pour 21 milliards de DH . La Chine nous achète seulement pour 1,2 milliard . Et le déficit s’aggrave d’année en année Comment apprécier les relations commerciales maroco-chinoises? Le Maroc parviendra-t-il à se positionner sur ce marché aux énormes opportunités d’absorption? Ou faut-il le considérer comme péril pour le tissu productif national? D’autant plus que les importations sont effectuées, pour une part non négligeable par des opérateurs marocains. La Chine, s’érigeant en effet en plateforme de production sur commande à des prix très compétitifs. Et l’histoire de la babouche en dit long sur le système. N’a-t-on pas introduit le produit d’artisanat marocain dans le circuit de fabrication en série? De surcroît avec du plastique comme matière première. Si bien que la présence des ressortissants chinois verse surtout dans l’écoulement de ces produits et les recettes engrangées sont souvent recyclées en investissement dans l’acquisition des biens immobiliers. Et, quelle aubaine que d’investir en monnaie locale! A cet égard, le focus consacré à ces relations par le dernier bulletin semestriel du Centre marocain de conjoncture invite à une réflexion approfondie.«Concentrées au début du millénaire sur quelques produits dont notamment le thé et les biens de consommation à l’importation et les engrais à l’exportation, les échanges commerciaux entre le Maroc et la Chine ont connu depuis lors une forte diversification», livre d’emblée la toute récente étude du CMC. Evolution due en grande partie au dynamisme des achats marocains, est-il précisé. La croissance de ces échanges étant le fait exclusif des importations marocaines. Elles ont atteint 21 milliards de DH en 2009 contre 1,2 milliard pour les exportations vers la Chine. De fait, la Chine est devenu le 6e partenaire du Maroc en l’espace de cinq années. Analysés globalement, ces échanges se distinguent par deux faits marquants. D’un côté, nos exportations n’ont pas dépassé la moyenne de 1 milliard de DH sur la période 2005/2009 contre 15 milliards pour les importations. De l’autre, le faible taux de couverture que dégage cette balance commerciale ne fait que se creuser d’année en année. Le déficit a pratiquement cru au même rythme que les importations, soit 26,5% sur la même période. Parallèlement, la structure des flux a connu une forte diversification. Beaucoup plus dans le sens des importations. Le nombre des produits importés a plus que doublé en moins d’une décennie, pour culminer à 3.004 articles actuellement contre 1.306 en l’an 2000. Cependant, les exportations portent sur 146 produits au lieu de 66 au début du millénaire. Mais faut-il préciser que nos ventes restent concentrées à raison de 70% sur les engrais et les déchets de cuivre. De leur côté, les importations bien que diversifiées restent quelque peu concentrées sur cinq rubriques mais avec des produits à forte valeur ajoutée. Il s’agit de produits finis de consommation, d’équipement et de l’électroménager. Automobiles, motocycles, ordinateurs, téléviseurs, composants électriques et électroniques, articles d’habillement et de décoration, jouets pour enfants… Et la liste s’allonge pour concerner aussi des produits alimentaires comme les poissons préparés, les conserves de tomates et les condiments assaisonnés. Même les tabacs manufacturés y passent. Certes, ces derniers produits ne représentent encore que 3% des importations à partir de la Chine mais ils enregistrent des taux de croissance élevés. Une croissance à deux chiffres, note le CMC. Par le passé, faut-il le rappeler, le thé constituait le produit phare de la nomenclature agroalimentaire. Plus maintenant. Entre 2000 et 2009, les importations de cette rubrique ont concerné 31 produits dont 20 ont fait l’objet de transactions l’année dernière. Considérée globalement, l’évolution des importations sur 5 ans révèle des taux de croissance dépassant les 20%. Le cas du textile et cuir est édifiant à cet égard. Bien que s’inscrivant en léger recul, par rapport à 2008, les tissus restent de loin le premier produit importé parmi les articles textile et cuir. Ils représentent 38% de la rubrique. Le reste est partagé entre les chaussures, fils, filets, ficelles et cordages. Tout cela n’est bien évidemment qu’un échantillonnage assez restreint des 3.000 produits acheminés vers le marché marocain. Qu’en est-il alors des produits exportés? La structure de nos exportations est limitée à 3 familles. Les minerais, la chimie et la métallurgie représentent en effet plus de 90% des ventes marocaines à la Chine. Les exportations des minerais sont constituées pour l’essentiel de métaux non ferreux (déchets du cuivre).Quant à la chimie, elle est représentée par les engrais et autres produits azotés. Leur évolution demeure conditionnée par les commandes chinoises mais s’inscrit en progression soutenue. A tel point qu’ils représentent actuellement près de 50% de nos exportations vers la Chine. S’agissant des textiles et habillement, les exportations se réalisent surtout dans le cadre de la sous-traitance. La Chine étant plus compétitive que le Maroc en termes de main-d’œuvre. C’est donc un manque à gagner pour la main-d’œuvre locale qui s’ajoute au déficit gravissime qu’affiche déjà notre balance commerciale.A.G.

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