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    Commerce des cartes téléphoniques : Les téléboutiques écartent les loueurs de cartes

    Par L'Economiste | Edition N°:167 Le 16/02/1995 | Partager

    Depuis l'introduction des appareils téléphoniques à carte, un secteur informel a vu le jour. Il s'agit de la vente des cartes, sans autorisation, près des publiphones. Avec l'apparition des exploitants privés des téléboutiques et des kiosques, l'activité informelle a pris du recul.

    LE réseau des cabines téléphoniques publiques comporte un grand nombre d'appareils à carte. Des jeunes gens, souvent près des publiphones, louent leurs cartes aux personnes qui veulent téléphoner. Cette activité leur permet de se procurer quelques revenus.

    Même si ces jeunes ne sont pas autorisés à exercer cette activité, ils sont rarement inquiétés sur leur lieu de commerce. Certains d'entre eux affirment que la situation arrange tout le monde, puisqu'ils surveillent en permanence les appareils publics. De fait, les utilisateurs du téléphone public trouvent de moins en moins des appareils en panne ou détériorés. Plus encore, ils n'ont pas besoin de chercher où acheter une carte. Les personnes qui travaillent à titre informel sur ce réseau sont pour une grande partie celles qui assument le gardiennage de voitures près des entreprises ou des hôpitaux.

    Parfois rentable, l'activité attire également quelques étudiants et même des salariés à petits revenus qui pratiquent le métier le soir.

    La situation n'enchante pas les responsables de l'ONPT. "Les personnes qui travaillent dans ce secteur informel sont beaucoup plus des destructeurs que les surveillants, affirme un responsable à l'ONPT. En effet, ces travailleurs au noir détruisent parfois les appareils à pièces pour que l'utilisateur utilise leur carte". Avec l'installation des kiosques téléphoniques privés, le commerce informel des cartes téléphoniques a connu un recul considérable.

    Près de 4.000 autorisations ont été délivrées pour l'exploitation privée des kiosques téléphoniques et des téléboutiques, et ce depuis le lancement de l'opération, est-il précisé. Beaucoup d'entreprise sont apparues ou ont diversifié leur activité pour accompagner cette opération. Il s'agit d'entreprises comme Avephone, Alfatel Télécommunication, Phone Center et autres.

    D'autres exploitants optent en revanche pour la combinaison appareils à cartes et appareils à pièces. "Cela nous permet de laisser le choix au consommateur d'utiliser le produit qu'il préfère", affirme un exploitant.

    Il est à noter par ailleurs qu'il existe trois sortes de cartes: magnétiques, optiques et à mémoire. Les premières qui ne sont pas utilisées au Maroc fonctionnent avec une bande magnétique qui enregistre les informations. "Elles sont facilement falsifiables", souligne un professionnel. Plus performantes que les premières, les cartes optiques sont utilisées actuellement par l'ONPT. Elles fonctionnent grâce à un lecteur optique qui déchiffre l'information.

    Enfin, les cartes à puce ou à mémoire sont utilisées par les promoteurs privés. Elles coûtent relativement plus cher que les deux premières, mais le coût de l'entretien est très faible, ajoute le professionnel. Les cartes à puce servent également à la publicité. En France, ce service constitue une source importante de recettes. Une étude, qui a été élaborée dernièrement dans ce pays, a montré que chaque carte touche en moyenne deux personnes. Elle est vue 13,6 fois par chaque personne.

    H.R.

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