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Economie

Commerce de fruits et légumes
A qui profite le monopole du gros?

Par L'Economiste | Edition N°:2676 Le 19/12/2007 | Partager

. Pas d’avancée dans la normalisation et le négoce moderne. Une taxe qui ne sert pas les infrastructures Pourquoi imposer un transfert de fonds de la campagne vers la ville? En d’autres termes, pourquoi les ruraux doivent-ils renflouer les caisses des communes urbaines? Sinon comment interpréter la taxation des produits agricoles vendus aux marchés de gros? Et avant tout, comment justifier l’obligation de passage des fruits et légumes par les marchés de gros avant leur vente dans les villes? Dans la mesure où les retombées en termes de valorisation demeurent nulles. Aucune avancée n’est à signaler en ce qui concerne la vente en conditionné. Peut-on alors prétendre à une quelconque promotion de la normalisation dans ces circuits de distribution? Apparemment non. Et les départements de l’Agriculture et du Commerce et d’Industrie ont été bien édifiés sur la question. Depuis plusieurs années déjà. Un projet de loi de réforme des marchés de gros et son décret d’application ont même été proposés. Mais ils n’auraient pas été favorablement accueillis par l’Intérieur. Aujourd’hui, la donne a beaucoup changé. L’ouverture du secteur des fruits et légumes sur le marché international est à l’ordre du jour. Elle est même réclamée avec force par les producteurs marocains. A la condition, toutefois, de l’adoption de normes de qualité généralisées aux produits destinés aussi bien au marché local qu’à l’exportation. Et c’est dans cette optique que s’inscrit la réforme proposée.Selon ses promoteurs, elle peut être facilement mise en œuvre si une commission interministérielle réexamine le dossier. Et pour cause! La réforme ne vise que l’assainissement de circuits qui se sont fort éloignés de leur mission initiale: assurer un approvisionnement des villes dans de bonnes conditions de prix et de qualité. Tout en constituant un support d’appoint aux exportations. Ceci s’entend! Or, qu’en est-il au juste? Les dysfonctionnements relevés résultent, tout d’abord, de l’organisation et de la gestion des marchés de gros. Celles-ci sont marquées par l’institution d’un monopole au profit des communes urbaines rendant obligatoire le passage des fruits et légumes par ces plate-formes. Dans le seul objectif d’une recette fiscale: 7% sur le chiffre d’affaires dont 6 points pour la commune et 1 pour les mandataires. Seulement, on se garde bien de budgétiser même les dépenses de maintenance. Et l’exemple du marché de gros de Casablanca est édifiant à cet égard. Bien que de construction récente, il se trouve dans un état de délabrement sans commune mesure avec la manne qu’il draine annuellement vers les caisses de la communauté urbaine. Depuis sa mise en service en 1986, ce marché a cumulé plus de 1,9 milliard de DH de recette dont 92% au titre de la seule taxe de 6%. Mais on peine à dégager un budget de 26 millions de DH pour parer au plus urgent: la réfection des aires de vente et des artères de circulation. Or, si la place casablancaise se range parmi les fleurons du Maroc, que dire des autres? Le constat est unanime. Du moins en ce qui concerne l’inadaptation des infrastructures existantes au commerce moderne des fruits et légumes et l’absence de tout effort ciblant la normalisation.La situation est d’autant plus préoccupante qu’elle n’engendre que l’augmentation des coûts de transaction et des prix des produits commercialisés dans ces marchés. Au final, producteurs et consommateurs font les frais de l’armada d’intermédiaires qui s’y active. C’est que le rôle du mandataire a été réduit à un simple auxiliaire administratif chargé de la collecte de la taxe. Alors qu’initialement, il se devait d’organiser les ventes à la criée. Et, au besoin, de faciliter les cessions à l’amiable. Conséquence, la demande locale en fruits et légumes a tendance à stagner. Si bien que l’exportation s’érige souvent en activité subventionnant le marché local. Mais à coups de vrac et d’écarts de triages. A telle enseigne que l’arrêt des exportations s’accompagne inéluctablement par une flambée des prix. Pourtant, la logique économique et le bon sens tout court dictent le développement d’un marché intérieur complémentaire à l’export. Plus encore, c’est un support important pour la compétitivité des fruits et légumes exportés. D’autant plus que l’activité s’érige en secteur stratégique, gros pourvoyeur d’emplois et de devises. Mais surtout que la réputation de la qualité de ses produits dérange les concurrents les mieux lotis en subventions et autres barrières non tarifaires. Autant en faire profiter le citoyen marocain et nos visiteurs étrangers qu’on veut qu’ils soient nombreux à l’horizon 2010.


Les axes de la réforme

Les principaux axes de la réforme proposée pour améliorer les conditions de commercialisation des fruits et légumes ciblent: - La suppression de l’obligation de passage par le marché de gros pour approvisionner le monde urbain en fruits et légumes. - Le remplacement de la taxe par la mise en place d’un système de redevances correspondant aux services rendus. - La suppression du monopole des communes urbaines dans l’objectif de stimuler l’investissement privé.- La soumission des infrastructures des marchés de gros à des cahiers des charges préétablis pour promouvoir le commerce moderne des fruits et légumes.- Le développement de la normalisation des fruits et légumes pour faciliter les transactions et améliorer la qualité.AG

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