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Economie

Comment vont circuler les Casablancais après 2012!

Par L'Economiste | Edition N°:2901 Le 13/11/2008 | Partager

. Enfin, la version finale du plan de déplacement urbain. Le renouveau du transport en commun en priorité. Tramway, RER, bus… pour réguler la circulationLa circulation encore et toujours. Le fameux Plan de déplacement urbain (PDU) a déjà fait couler beaucoup d’encre. Et les Casablancais continuent de souffrir des embouteillages. Quant aux autorités locales -wilaya, Conseil de la ville et celui de la région-, elles communiquent. Si des chantiers sont déjà lancés, d’autres sont planifiés. «L’exploitation de la première ligne du tramway, par exemple, va démarrer le 12 décembre 2012», selon Abderahim Outass, 2e vice-président du Conseil de la ville. Les travaux, eux, seront lancés début 2009. Le PDU, réalisé entre 2004-2008 par le cabinet Egis Bceom, a eu au moins le mérite «de collecter des informations jusque-là indisponibles», souligne Dominique Bugarel, directeur de développement institutionnel et économie. Ce plan va donc servir de gouvernail et d’outil de travail aux décideurs. Raison pour laquelle des mises à jour instantanées ou périodiques seront indispensables. C’est le cas par exemple lorsque de gros projets seront programmés. Du coup, les données du PDU –qui datent de 2004- doivent êtres revues pour justement accompagner le développement urbain de la ville. Dans le cas inverse, «leur potentiel d’utilisation va diminuer rapidement et dès 2014 il sera nul», avertissent ses concepteurs. Cette base de données urbaines est disponible sur Mapinfo. Ainsi, selon les résultats de l’étude, les personnes âgées de 6 ans et plus effectuent 2,9 déplacements par jour. Les Casablancais «adorent» marcher. C’est le mode de déplacement le plus dominant. Manque de fiabilité, de ponctualité… expliquent la désertion du transport en commun. Depuis 1975 à 2004, cette déperdition du marché autobus -950 unités- a bénéficié aux petits et grands taxis. Les foyers, plus ils ont les moyens, plus ils ont de voitures. L’on passe ainsi de 1,4 à 0,4% véhicule par ménage dans les habitats dits «précaires ou informels». Ces constats ont poussé le Conseil de la ville, commanditaire du PDU, à opter pour un scénario volontariste. Et qui s’insère d’ailleurs dans la Vision 2030 de Casablanca. Celle-ci a pris pour modèles des villes de pays méditerranéens comme Barcelone ou Paris. Concrètement, le scénario volontariste se traduit par la promotion et la revalorisation du Transport collectif en site propre (TCSP). D’où d’ailleurs la récente création d’une autorité organisatrice du transport (AOT). Il y a d’abord le tramway qui sera composé de 4 lignes, soit 76 km au total. Parmi elles, celles de Sidi Bernoussi-El Fida (21 km) et de Sidi Moumen-Hay Hassani-facultés (28 km). Le tramway va indirectement «reconfigurer les rues, places et boulevards casablancais à travers l’installation de rails, quais, abris…», commente Chafik Benkirane, président du Conseil régional de Casablanca. Pas moins de 38 stations, d’une superficie de 400 à 600 mètres, vont jaillir du sol. Il va falloir composer d’ici 4 ans avec «le mobilier urbain» des piétons, cycles et voiries et le mobilier propre au tramway. Et sans pot d’échappement! Puisque ce futur moyen de transport fonctionnera à l’électricité. La première ligne, Sidi Moumen/Hay Hassani, va coûter 6,4 milliards de DH. Les rames et les infrastructures vont accaparer le gros du budget. Ensuite il y aura le Réseau express régional (RER) sur 63 km. Il relie Mohammedia à Nouacer tout en passant par le centre de la métropole. Une autre ligne de 21 km –Sidi Moumen, El Fida, centre-ville et mosquée Hassan II- devra renforcer ce réseau. Un investissement de 10 milliards de DH est annoncé, dont la moitié pour les travaux de tunnel. Il empruntera d’ailleurs une section souterraine de 10 km qui comptera 8 nouvelles stations. D’ici douze ans, les pronostics tablent sur une demande allant de 150.000 à 200.000 voyages par jour. Les travaux vont durer cinq ans (2009-2013). La future desserte sera réalisée sur une nouvelle plateforme ferroviaire à double voie. Installée parallèlement à celle de Mohammedia-Casa port et celle de Casa-sud-aéroport Mohammed V. Comme pour le tramway, quatre lignes sont prévues, dont celle d’Aïn Sbaâ-Ennassim. Pour le matériel roulant, 18 rames seront acquises. Enfin, le PDU ne mettra pas au placard les autobus. L’aménagement de couloirs dédiés va coûter 30 millions de DH. Côté réseau, le Conseil de la ville compte le restructurer à partir de 2009. Pour y parvenir, un plan d’investissement a été établi: 90% fournis par les opérateurs, 10% par l’autorité concédante et 1% par l’AOT.F. F.

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