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    Economie

    Comment un problème foncier peut entraver l'expansion d'une entreprise

    Par L'Economiste | Edition N°:608 Le 04/10/1999 | Partager

    · Le cas d'une entreprise textile à Salé qui ne peut grandir faute de titre foncier

    Ç'aurait pu être une grande succes-story industrielle. Un «petit problème foncier» en a fait autrement. En fait, l'histoire d'Anik Confection est emblématique d'un certain nombre d'investissements qui n'ont pu éclore pour cause de tracasseries administratives.
    A l'origine du problème, la cession par l'ERAC (Etablissement Régional d'Aménagement et de Construction) d'un terrain industriel à Salé sans l'octroi parallèlement de titre foncier. M. Mohamed El Khamlichi, directeur général d'Anik Confection, se demande toujours comment un organisme étatique de la taille de l'ERAC puisse céder des terrains destinés aux entreprises sans titre foncier. Dans la zone d'activité Hay Errahma à Salé où est installée son unité, le problème persiste, selon lui, depuis plus de 12 ans et il ne voit toujours pas le bout du tunnel. Au départ, l'ERAC Nord-Ouest avait cédé il y a une vingtaine d'années une parcelle de 400m2 à un premier bénéficiaire à un prix avoisinant les 110.000DH.

    Las d'attendre un titre foncier qui ne vient pas, le premier bénéficiaire décide, au bout de dix ans, de céder son lot de terrain, non sans se faire une substantielle marge au passage. La famille El Khamlichi le reprend donc en 1990 pour près de 200.000DH pour y implanter une unité textile. Les travaux de construction démarrent aussitôt. Mais en l'absence de titre foncier, aucune banque ne veut lui garantir de prêt. Tout le développement de l'entreprise a donc dû s'effectuer à partir de fonds propres. L'investissement total avoisine actuellement les 900.000DH, sans compter la valeur du terrain.
    En fin de compte, Anik Confection n'a pu démarrer qu'au mois de septembre 1998, tant il était difficile de mobiliser l'enveloppe financière de départ.
    Aux commandes de cette entité, M. Mohammed El Khamlichi s'acharne à trouver des débouchés pour une production entièrement tournée vers l'export. Rien ne prédestinait au départ ce diplômé de troisième cycle en électronique à occuper une fonction managériale. C'est pourtant lui qui devra piloter l'entreprise familiale et débrouiller ce casse-tête foncier. De multiples démarches auprès de l'ERAC Nord-Ouest ont été effectuées. Effectivement, des promesses de règlement ont, selon lui, déjà été faites. Mais rien n'indique pour l'heure qu'une solution se pointe pour un problème qui concernerait de nombreuses unités à Hay Errahma. Sans cette solution, «l'entreprise qui emploie actuellement près de 140 personnes n'a aucun espoir de grandir», regrette M. El Khamlichi.

    Ghassan KHABER

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