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Comment éviter les filières à chômage

Par L'Economiste | Edition N°:2005 Le 22/04/2005 | Partager

. Se renseigner sur les débouchés avant de choisir . Logistique, communication, gestion financière… ce qui marche. Peu à peu, l’université reconquiert son image auprès des entreprises «UNE baffe monumentale», c’est ainsi que Hassan résume son premier contact avec le monde du travail. Sa licence obtenue avec mention ne lui a pas permis de décrocher un emploi. Son histoire est banale et ressemble à celle de plusieurs licenciés ou docteurs aujourd’hui au chômage. Son problème, comme celui de nombreux jeunes diplômés au chômage, pourrait se résumer à l’inadéquation entre sa formation et la demande sur le marché du travail. Certaines filières forment des effectifs qui ne correspondent pas à la demande du marché ou qu’il ne peut absorber. L’absence de sélection à l’entrée de l’université et d’une politique d’orientation font qu’un nombre important de jeunes bacheliers se retrouvent sur les bancs d’une fac les conduisant vers une impasse et offrant peu de débouchés. Plusieurs branches telles que la philosophie, l’histoire-géographie, les lettres, les sciences alimentent chaque année le contingent des diplômés chômeurs. Le problème n’est pas de supprimer ces branches à chômage, mais de les redimensionner. Au lieu de les garder en tant que filière autonome, elles peuvent être dispensées en tant que matière, suggère Essaid Bellal, directeur général de Diorh. Mohamed El Otmani, directeur Organisation et Ressources humaines chez LMS, propose «une gestion prévisionnelle de l’emploi afin de dégager les tendances globales du marché et former en fonction de besoins». C’est aussi le moyen d’éviter «la pénurie» de certains profils à l’image des qualiticiens qui se font de plus en plus rares et difficiles à fidéliser. Les spécialistes du recrutement s’accordent sur la montée des fonctions liées à la logistique et à l’optimisation des approvisionnements. «Les entreprises vont de plus en plus agir sur les coûts, explique Essaid Bellal. Le paradoxe est que l’offre en formation logistique est encore limitée à l’exception de l’initiative de quelques établissements. Les grandes fonctions de management, contrôle de gestion, analyse financière, comptabilité retrouvent du tonus sur le marché, sans doute sous la pression de la mise à niveau. Et la tendance se poursuivra dans les 4-5 prochaines années, pronostiquent les experts.Idem pour tout ce qui est lié au commercial. Les chefs de vente, les chefs de réseau, les commerciaux... sont très demandés, mais les profils vont connaître un changement qualitatif, préviennent les spécialistes. «Le commercial fera appel à des compétences pointues dans la gestion des ventes. Les responsables de communication seront également demandés. . Généralisation des stages en entrepriseSur ce registre, les facultés des lettres ont anticipé la demande en mettant en place des formations professionnalisantes en communication pour coller aux besoins du marché. Au cours du processus de restructuration et de préparation au big-bang de l’ouverture totale des frontières (pas seulement le choc de 2012, mais celui des accords de libre-échange), la fonction GRH gardera tout son aura. Les entreprises vont continuer à rationaliser leurs effectifs et à fidéliser leurs talents. Cette fidélisation passe d’ailleurs comme l’une des préoccupations centrales actuelles si l’on en croit les DRH. Face à cet éventail, tout se joue en amont sur la qualité de l’information, déterminante pour le choix de la formation. Les bacheliers doivent bien se renseigner et tenir compte des débouchés. D’ailleurs même au niveau du secteur public, la sélection va jouer. L’embauche se fera sur concours pour l’ensemble des postes à pourvoir. Il est également important d’établir des liens avec le monde du travail durant tout le cursus. Mais si ces liens existent dans les grandes écoles, à l’université, les passerelles avec le monde du travail sont beaucoup plus récentes grâce à des initiatives locales. Beaucoup d’établissements, y compris dans les facultés, ont pris conscience que la découverte de l’entreprise via les stages d’initiation représentent un atout dans l’intégration de leurs lauréats. De l’avis des experts, c’est le meilleur moyen d’augmenter les chances à l’emploi. Certaines formations sont également plus porteuses que d’autres. C’est le cas des classes préparatoires suivies de formations d’ingénierie ou en commerce. «C’est la voie royale. Elles donnent une formation polyvalente et offrent par la suite à l’étudiant un éventail de choix important», déclare Mohamed El Otmani. «Il est vrai que l’on peut toujours choisir des métiers spécialisés tels que pharmaciens ou architectes. Mais il vaut mieux ne pas s’enfermer dans un seul créneau», poursuit-il. Reste que l’accès aux classes préparatoires et aux grandes écoles est limité. Les bacheliers sont obligés de se rabattre sur l’université. «Ils doivent faire beaucoup plus d’effort que ceux qui intègrent les grandes écoles publiques ou privées et où les étudiants sont mieux encadrés», poursuit El Otmani. Ce spécialiste du recrutement juge le niveau des diplômés des universités de bon: Contrairement à il y a quelques années, on commence à trouver des bac+4 en gestion qui ont un excellent niveau. Essaid Bellal a un avis plus tranché. Selon lui, l’image de l’université s’est tellement dépréciée qu’il faut du temps pour qu’elle s’en remette. La reconquête a déjà commencé.


Double compétence

LA double compétence sera appréciée et mieux rémunérée. Pour les prochaines années, la demande pour des personnes qui peuvent développer des compétences, accepter la double responsabilité, être flexibles par rapport aux fonctions et mobiles se fera sentir, estime Essaid Bellal, directeur général de Diorh. La maîtrise des langues étrangères est également importante. A côté de l’arabe et le français, l’anglais et l’espagnol seront demandés. Bellal conseille aux bacheliers de choisir des écoles «qui ont une compétence et qui de part leur historique ont montré la différence». Le développement d’un savoir particulier dans les domaines sportif, artistique ou associatif est un plus qui sera apprécié.Khadija. MASMOUDI.

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