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Comment éviter les complications du diabète

Par L'Economiste | Edition N°:2656 Le 21/11/2007 | Partager

. L’auto-surveillance, un moyen pour maîtriser la maladie. L’amélioration des prestations des mutuelles, une priorité PRÈS de 1,5 million de Marocains sont diabétiques dont 57 % méconnaissent leur maladie. Ces chiffres sont communiqués par l’association SOS diabète qui a lancé, à l’échelle du Royaume, une vaste campagne de sensibilisation. Coïncidant avec la Journée mondiale du diabète, ce programme bénéficie du soutien de nombreux partenaires: ministère de la Santé, mutuelles, malades, praticiens… L’objectif est d’assurer une meilleure prise en charge de la maladie. Mais une chose est certaine, la prévention demeure l’arme la plus efficace contre ce fléau aux effets désastreux sur la santé du patient. «La pratique d’une activité physique régulière, un régime alimentaire sain, le risque de contracter un diabète est réduit de 50%», souligne Abdelmajid Charaibi, professeur et chef de Service d’endocrinologie au CHU de Rabat. Les personnes déjà malades peuvent mener une vie normale à condition d’assurer un contrôle continu de leur état de santé. Et par conséquent éviter toutes complications. En effet, un diabète mal soigné provoque des dommages sur la rétine, des insuffisances rénales, des crises cardiaques et des accidents cérébrovasculaires. Selon les données de la Cnops, pour un diabétique adulte, le coût moyen annuel supporté s’élève à 6.000 DH et il est de 2.000 DH par mois chez l’enfant. Alors que la prise en charge des complications nécessite plus de 16.000 DH par an. «Pour éviter de tomber dans cette situation, il faut responsabiliser les patients dans le suivi de leur traitement», souligne Charaibi. «L’achat du matériel nécessaire pour l’auto-surveillance de la glycémie est un investissement qui peut empêcher les complications tardives», ajoute-t-il. A noter qu’en 2006, 18.290 diabétiques ont été pris en charge par la Cnops, ce qui représente 32% de l’ensemble des affections de longues durées (ALD). Le taux de couverture assuré dépasse les 90%. Par contre celui pratiqué par la CNSS ne dépasse pas 70% pour les soins hospitaliers et ambulatoires dans les établissements privés. De même pour le remboursement des médicaments. Il peut atteindre 90 % lorsque les prestations sont dispensées dans les hôpitaux publics.Mais pour les malades, le niveau des prestations fournies par la Cnops et la CNSS n’est pas en mesure d’aboutir à cet objectif. «Déjà pour le remboursement des médicaments, il faut attendre plus de 10 mois», conteste une femme malade. Ajouter à cela les difficultés rencontrées pour faire les analyses biologiques. «Les diabétiques de toutes les régions du pays sont obligés de venir à Rabat ou à Casablanca où se trouvent les deux seuls laboratoires conventionnés par la CNOPS», déplore un membre de l’association SOS diabète. Sur ce volet, des assurances ont été avancées par les représentants de la Cnops pour améliorer la situation. Dans ce cadre, la mutuelle est en train d’examiner la possibilité d’ouvrir au moins un laboratoire conventionné dans chacune des 16 régions du Royaume. Par ailleurs, les responsables du SOS diabète ont réclamé d’activer la publication du texte assurant le remboursement de la totalité des appareils d’autocontrôle.Nour Eddine EL AISSI

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