×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Culture

Comment éviter la ruine du parc cinématographique

Par L'Economiste | Edition N°:2130 Le 14/10/2005 | Partager

. Incitation fiscale, initiatives pédagogiques… des pistes. Le CCM prépare un plan stratégique en faveur de l’exploitationSELON des observateurs, la concurrence d’autres supports médiatiques (parabole, DVD, VCD) ne peut, à elle seule, expliquer la désaffection du public pour le cinéma. Pas plus que le prix du ticket, comme le laissent entendre d’aucuns. «Un bon film attire toujours des spectateurs», explique un gérant. La vraie cause se nicherait, selon des opérateurs, notamment dans la passivité de l’Etat face aux différents fléaux qui grèvent le secteur. De même que le peu d’incitations dont bénéficie le secteur qui se trouve, selon eux, livré à lui-même depuis belle lurette. «En Europe ou dans des pays voisins, le cinéma est bien subventionné. Chez nous rien», déplorent des exploitants. Pour eux, une des premières mesures à même de sortir le secteur de sa léthargie, consiste à réviser à la baisse, voire annuler toutes les taxes directes qui alourdissent l’exploitation (taxes pour le CCM, pour l’entraide nationale, pour le bureau marocain des droits d’auteurs, pour encourager la production nationale…). A côté, des exploitants suggèrent la mise en train d’un financement approprié à un taux d’intérêt réduit pour permettre à ceux qui le souhaitent de restaurer leurs salles sans grever leur budget. «Le public ne peut revenir s’il n’est pas certain de retrouver une bonne programmation mais aussi un endroit propre et sûr», disent-ils. Le manque de sécurité est, en effet, l’une des causes qui expliquent la désaffection envers les salles obscures. Autre solution préconisée par des opérateurs, mettre à contribution télévision et radio dans la promotion du cinéma. «Ces canaux doivent jouer leur rôle de relais pour parler des films en salle et annoncer leur lancement comme cela se fait sous d’autres cieux». L’absence d’initiatives pédagogiques incitant le jeune public à développer une culture cinématographique est également mise en cause dans sa désaffection envers le cinéma. Un rôle dont s’acquittaient les cinéclubs avec brio dans les années 70 et 80. De leur côté, les exploitants doivent faire preuve de persévérance et de courage. Et surtout d’ingéniosité pour reconquérir leur public et lui redonner confiance. Des initiatives comme celles entérinées par des opérateurs, avec des réductions (jusqu’à 50%), promotions (1 billet, le deuxième gratuit)… sont des exemples à suivre. Pour sa part, le Centre cinématographique marocain (CCM) prépare un plan stratégique en faveur du secteur de l’exploitation.


Le film marocain: Un petit filon à exploiter

POUR relancer le cinéma et reconquérir le public, des gens du métier mais aussi des observateurs voient une lueur d’espoir dans la production nationale. «La magie a opéré par le passé, il n’y a pas de raison pour que cela ne se reproduise pas encore», commentent des cinéphiles. A chaque fois qu’un film marocain est projeté, le public est au rendez-vous. «Il n’y a qu’à voir le taux de fréquentation des cinémas pour s’en convaincre», disent-ils. Pourvu qu’il soit de bonne qualité, il arrive à soutenir la concurrence des films américains ou européens. Certains se sont même maintenus en salle plus que certaines productions étrangères, se rappelle un gérant. L’accueil réservé aux derniers films sortis (Casablanca by night de Mostafa Derkaoui, Jawhara de Saâd Chraïbi ou plus ancien A la recherche du mari de ma femme…) le confirme. «Pourquoi donc ne pas creuser davantage cette piste et encourager la production nationale», se demandent critiques et cinéphiles.K. E. H.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc