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    Comment allouer son épargne : Une sélection de produits pour constituer un portefeuille

    Par L'Economiste | Edition N°:181 Le 25/05/1995 | Partager

    Le rendement d'un placement financier n'est pas acquis d'avance et implique un minimum de risque de la part de l'épargnant. De nombreuses solutions existent sur le marché.


    L'achat de valeurs mobilières en bourse et les placements de trésorerie représentent une des solutions que l'individu et l'entreprise peuvent utiliser pour placer leur épargne.
    Les critères déterminant le choix de tel ou tel produit sont divers: le risque, la liquidité, le rendement, l'impact fiscal, etc... Ainsi, un agent économique décidant de placer un excédent financier sur le marché a la possibilité d'opter pour différentes catégories de produits:
    - Les actions: Ce sont des titres de participation dans une société qui confèrent à leur détenteur la qualité d'actionnaire et le droit au dividende. Celui-ci devient propriétaire de l'entreprise au prorata de ses titres et assume la totalité des risques de l'entreprise. En cas de faillite, il peut ne pas être remboursé.
    Le risque principal lié à ce type de placement, lors de l'achat, réside au fait que les dividendes rattachés aux actions et leur valeur finale sont totalement inconnus.

    La bourse n'est pas le tiercé


    Le danger est d'acquérir des valeurs qui ont distribué des dividendes élevés pendant les dernières années et dont le cours a crû rapidement. La bourse n'est pas le tiercé, dit un expert. Dès lors, un placement en actions ne présente un intérêt qu'en fonction de l'anticipation des résultats futurs, et non comme un pari sur un cheval, en fonction de la forme du passé, même si elle demeure un indicateur essentiel.
    Par ailleurs, le rendement réel d'un placement en actions s'analyse en tenant compte de sa valeur de revente et du taux d'inflation. La facilité de revente, composante essentielle du risque d'une action, s'est considérablement améliorée sur la Bourse de Casablanca depuis la cotation des titres des entreprises privatisées. Un document de la Bourse indique que les transactions effectuées sur les actions affichent une croissance de 638% entre 1992 et 1993. Avec un total de 7,183 millions de titres échangés en 1993, elles représentent l'écrasante majorité des échanges sur les valeurs mobilières, dépassant de loin les mouvements sur les obligations. Sur le plan fiscal, on notera que les profits de cessions de valeurs mobilières réalisés par les sociétés sont exonérés d'impôts (Loi de Finances 1994). Pour les personnes physiques, il est possible d'amputer jusqu'à 10% des achats nets (plafonnés à 16.500 DH) d'actions en bourse du montant de l'IGR. Enfin, les dividendes reçus subissent un abattement de 50% à faire valoir dans la déclaration de l'IGR.

    - Les obligations: Ce sont des valeurs mobilières à rémunération fixe. Les titres obligataires disponibles sur le marché sont les bons du Trésor et ceux représentant les emprunts émis par les organismes financiers publics avec la garantie du Trésor. L'image habituelle d'un placement dans les obligations du Trésor veut qu'il soit rassurant. D'où l'appellation de placements "père de famille".
    Pour autant, le placement en obligations n'est pas exempt de risque. Plus la durée de l'emprunt est longue, plus les risques d'une évolution défavorable des taux sont théoriquement élevés.
    Du reste, le rendement "facial" du titre n'est pas totalement garanti, il faut l'amputer du taux d'inflation pour déterminer le taux réel.
    Depuis 1993, l'avantage de défiscalisation dont jouissaient les bons du Trésor a disparu. Les intérêts perçus sur ces bons sont soumis à une retenue de 20% si le bénéficiaire décline son identité, et 30% dans le cas contraire.
    - Les dépôts à terme: Ce sont des placements constitués par des bons de caisse et des comptes à échéance fixe. La durée minimale de souscription est de 3 mois. Les dépôts à terme sont rémunérés au taux de 7,5% l'an lorsqu'ils ne dépassent pas 90 jours. Au-delà, leur rémunération devient libre.

    Cependant, et malgré la concurrence dont elles nous répètent les bienfaits à longueur de journée, toutes les banques affichent curieusement le même taux.
    - Les Sicav: Ce sont l'un des tout derniers produits financiers introduits sur le marché(1). Ce sont des organismes de placement collectif en valeurs mobilières dont le but est d'investir dans des titres mobiliers. Presque toutes les grandes banques en ont déjà créées. Ils proposent leurs propres actions aux épargnants et assurent donc la gestion de leur portefeuille.
    Les dividendes distribués par les Sicav bénéficient de l'abattement de 50% du montant de la taxe sur les produits des actions.
    - Les Fonds Communs de Placement: Deuxième type de portefeuille collectif de valeurs mobilières, ces organismes ne sont pas des sociétés, mais des copropriétés de titres et d'actifs monétaires. Des épargnants y adhèrent en achetant des parts et sont libres de se retirer à tout moment en demandant le rachat de leur part.

    Abashi SHAMAMBA.

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