×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Comment Al Qaida rebondira-t-elle?

    Par L'Economiste | Edition N°:2294 Le 09/06/2006 | Partager

    . Zarqaoui tué à Bagdad. Les Irakiens et les alliés euphoriques mais vigilants   Abou Moussab al-Zarqaoui, le chef du réseau terroriste Al-Qaïda en Irak et l’un des principaux dirigeants de la guérilla, a été tué dans un raid aérien au nord de Bagdad. Une opération présentée, le 8 juin, par l’armée américaine comme un «coup important porté à Al-Qaïda». L’élimination de l’ennemi public numéro un, en Irak, minimisera-t-elle pour autant la capacité de nuisance de l’organisation terroriste Al Qaida?La mort de Zarqaoui est de bon augure pour le chef du gouvernement irakien. Mais le retard pris dans les nominations aux postes de sécurité a été souvent perçu comme un signe de flottement et de manque d’autorité. Ces nominations ont finalement été approuvées, une heure après l’annonce de la mort de Zarqaoui par le Parlement irakien. La question qui se pose après l’élimination de la tête d’Al-Qaïda en Irak et de sept de ses lieutenants, c’est la capacité du réseau à rebondir. Le gouvernement irakien annonce périodiquement l’arrestation ou la mort de membres du réseau, sans que cela ne se traduise par une baisse des attentats. Les attaques-suicide contre les civils notamment chiites s’étaient multipliées. Al-Qaïda en Irak reste une organisation mal connue. D’autant plus qu’elle semble être décentralisée avec un chef local surnommé «émir» dans les provinces à majorité sunnite. Son fonctionnement interne et les liens entre ses différentes cellules restent mystérieux. L’organisation a montré par le passé sa capacité à se fondre dans le paysage urbain. Elle a su rester active après de nombreuses opérations comme celle qui a chassé ses membres de la ville de Falloujah en novembre 2004. Le réseau terroriste d’Al-Qaïda a certes confirmé en ligne, le 8 juin, la mort de son représentant en Iraq. Mais sa disparition aura d’autant moins d’importance opérationnelle de par le monde que son rôle en Irak, assurent certains experts. Pour les insurgés irakiens, la présence de Zarqaoui permettait de se défausser sur un Jordanien de la responsabilité d’actions impopulaires. Et pour les Américains, aux prises avec un ennemi protéiforme, l’utilisation du nom «Zarqaoui» permettait de mettre un nom et un visage sur un ennemi difficile à cerner.


    Qui est Zarqaoui?

    Il est né le 20 octobre 1966, à Zarqa, une ville pauvre, à 25 kilomètres à l’est d’Amman. Sunnite, il appartient à la tribu des Bani Hassan, une des plus grandes du royaume Hachémite. Il quitte la maison familiale vers la fin des années 1980 et rejoint les moujahidines Afghans en guerre contre l’Union Soviétique. En 1996 Il rentre en Jordanie où il est condamné à 15 ans de prison puis amnistié en 1999 à l’occasion de l’accession au trône du roi Abdallah II. La même année, il fuit la Jordanie, peu avant le démantèlement à Amman d’une cellule liée au réseau d’Oussama Ben Laden. Revenu en Afghanistan, il monte en grade au sein d’Al-Qaïda et se bat contre les forces américaines lors de leur intervention fin 2001. Le Jordanien, âgé de 39 ans, a accédé à la notoriété en avril 2004 avec la diffusion d’une vidéo montrant la décapitation de l’otage américain Nicholas Berg. Il avait été désigné fin 2004 par le chef d’Al-Qaïda Oussama ben Laden comme chef de l’organisation en Irak. Sa tête a été mise à prix par Washington pour 25 millions de dollars. En avril 2006, il apparaît pour la première fois dans une vidéo sur Internet promettant de vaincre les Etats-Unis en Irak.Synthèse L’Economiste

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc