×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Collecte des ordures : La Commune du Mâarif lance un programme pilote

    Par L'Economiste | Edition N°:196 Le 21/09/1995 | Partager


    Le FEC a consenti un crédit de près de 2 milliards de DH à la Commune du Mâarif pour l'achat d'équipements et pour l'aménagement des ateliers et la création de dépôts relais. Il est prévu une campagne de sensibilisation de la population et la mise en place d'une brigade d'hygiène.


    La Commune du Mâarif de Casablanca met en place une expérience pilote pour le ramassage des ordures. Un crédit FEC (Fonds d'Equipement Communal) de près de 2 milliards de DH va être alloué à cette opération. Près de 1,7 milliard de DH vont être affectés à l'achat de matériels roulant et 200 millions de DH à l'aménagement des ateliers d'entretien et aux dépôts relais.
    La plus grosse partie de ce crédit permettra l'acquisition de 10 camions bennes, en plus des 2 autres qui ont été récemment achetés, d'une citerne laveuse de bacs (à 90°) et de rues et enfin 500 bacs servant à stocker les ordures.
    L'acquisition de nouveau matériel va permettre tout d'abord de "maîtriser l'opération de collecte", affirme M. Brahim Rachidi, vice-président de la Commune, chargé des problèmes de l'environnement et de l'urbanisme. "Les camions ne pouvant plus être affectés pour cause d'immobilisation diverse, seront ainsi remplacés par le nouveau matériel, de façon à ne jamais perturber l'opération de collecte, sauf dans des cas exceptionnels".
    L'objectif est de pouvoir assurer pour chaque quartier un passage régulier, à un horaire fixe, auxquels les habitants devront s'habituer. "Le prêt va permettre également d'améliorer les conditions d'exécution de la collecte et la qualité du service".

    Tous les camions neufs et ceux exploités en bon état seront dotés d'un lève-container destiné à charger les bacs urbains de différents volumes de 120 à 1.400 litres.
    Jusqu'à maintenant, la collecte et l'évacuation des ordures ménagères sont exécutées par les véhicules de collecte, constitués essentiellement de camions bennes tasseuses. La collecte de l'ensemble de la commune est organisée en 14 secteurs. Des services spéciaux sont réservés aux marchés communaux, les hôpitaux, les bidonvilles et les rues étroites inaccessibles aux grands camions. Le tonnage global par jour varie de 220 tonnes en hiver à 270 en été, avec une pointe de 290 durant le mois de Ramadan, pour une population de 240.000 habitants. La capacité offerte actuellement, avec les indisponibilités, ne dépasse pas 130 tonnes jours. Ceci oblige la Commune à affecter chaque camion à deux secteurs. La distance moyenne séparant les collectes de la décharge est de 17 km. Pour les 15 voyages, les camions parcourent en totalité 701 km par jour.
    L'état du parc est plutôt critique.
    La Commune dispose actuellement de:
    - 11 bennes tasseuses, avec 3 en très mauvais état,
    - 2 camions porte-compacteur dont un en moyen état et un en grosses réparations,
    - 6 compacteurs de 16 m3,
    -12 coffres en moyen état,
    - 3 camions porte-coffre 8 m3 dont un en réparation.
    Le service communale emploie pour la collecte des ordures 205 personnes.
    Le prix de revient de la tonne d'ordure est de 130 DH. L'objectif est de réduire ce coût par une meilleure gestion.

    Nouveau découpage


    Le reliquat du crédit FEC ainsi que les ressources communales seront destinés à la restructuration du garage, au réaménagement des ateliers d'entretien et à leur équipement afin de maintenir le matériel en bon état.
    Pendant cette période transitoire, la Commune maintient la collecte avec le découpage actuel. La Commission du Conseil et les services concernés préparent des critères d'actualisation des données techniques qui devront conduire à un nouveau découpage qui tiendra compte du dernier schéma directeur.
    Ce crédit va aussi permettre d'aménager correctement le dépôt relais de Derb Ghallef et créer un second à l'hermitage pour l'installation des compactions dans des conditions hygiéniques.
    De plus, l'action de la Commune visera à activer la création de centres de transfert promis depuis plus de 3 ans, ainsi que la réparation et l'entretien de la décharge actuelle en mauvais état...
    Or, la Communauté Urbaine perçoit 50% de la taxe d'édilité et devrait, selon la charte communale de 1976, être chargée de ces deux édifices.

    Parallèlement, une campagne de sensibilisation est menée dont l'objectif est de sensibiliser la population à respecter l'horaire de passage des camions de collecte.
    Elle vise également à créer un climat de communication avec les comités des quartiers et les syndics sur le problème de l'environnement, l'organisation de l'élimination des déchets, le lavage éventuel des voies. Pour cela il est fait appel au concours et l'appui de l'autorité pour l'exécution de l'Arrêté Municipal d'hygiène et d'insalubrité publique.
    Il est prévu également de créer une brigade d'hygiène constituée de 3 équipes de 2 agents chacune et l'institution d'une amende de 100 DH pour les pollueurs.

    Les recommandations pour le balayage et sur
    les terrains vagues


    Après l'exécution de la collecte des ordures, un travail de finition est effectué par le service balayage. Cette opération secondaire vient en complément de la collecte. Elle vise à nettoyer les boulevards et voies communales des autres déchets urbains et à lutter contre les dépôts sauvages. Le parc est composé de 10 camionnettes pick-up, 2 camions de chantier, un trax et 2 camions de chantier accompagnateurs qui travaillent également avec les autres services.
    Chargées à l'aide d'une pelle dans de petites charrettes, les ordures sont évacuées par des camionnettes pick-up à benne satellite et déchargées au dépôt relais de Derb Ghallef où ils sont vidées dans des compacteurs. L'expérience des petites charrettes qui a eu de bons résultats est en cours de généralisation sur l'ensemble du territoire de la Commune. Cependant, l'éloignement des dépôts relais constitue un problème majeur.

    Il est prévu également une ligne téléphonique pour faire appel au service de collecte de la Commune pour l'élimination des détritus des halles, des foires, des marchés ambulants, des lieux de fête publique, des déchets industriels, des jardins privés et des matériaux de construction. Il est envisagé aussi d'organiser des opérations programmées suite à des demandes d'intervention rapide.
    Par ailleurs, les terrains vagues constituent des points noirs pour la Commune. En effet, tous les terrains, faute de clôture et de surveillance nocturne, sont considérés comme des dépotoirs publics (déchets de matériaux de construction, de jardins et déchets industriels).
    Les services concernés de la Commune, après avoir recensé ces terrains, organisent de temps en temps et chaque fois que les moyens le permettent des campagnes d'assainissement et de désinfection.
    Mais, pour résoudre définitivement ce problème, la Commune propose de les aménager, soit en terrains de sport, soit en parking.
    Elle sollicite pour cela l'aide de la Préfecture et des services extérieurs qui ont déjà exécuté des travaux similaires.
    En outre, pour les terrains vagues non bâtis à l'intérieur des quartiers et sur les boulevards, la Commune a identifié leurs propriétaires par le biais de la conservation foncière. Elle a établi des arrêtés, approuvés par le wali, afin de les obliger à clôturer.
    Les propriétaires défaillants sont poursuivis pour rembourser les frais qui ont été dépensés sur leurs terrains.

    Fatima MOSSADAQ.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc