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Economie

Collecte des ordures: Casablanca s'apprête à concéder

Par L'Economiste | Edition N°:428 Le 25/01/1999 | Partager

La Communauté Urbaine de Casablanca (CUC) a fixé un calendrier pour concéder la collecte des ordures ménagères. Les deux ou trois sociétés privées qui seront sélectionnées devront démarrer leurs activités en juillet prochain. Mais auparavant les communes doivent transférer à la Communauté leurs compétences en la matière.


La concession de la collecte des ordures ménagères gagne du terrain à Casablanca. En effet, nombre de communes ne sont plus intéressées par la gestion de ce service et cherchent à le concéder. Elles veulent grouper le tir. En d'autres termes, il s'agit de transférer à la Communauté les compétences des communes en matière de collecte des ordures ménagères. Sur les 27 communes urbaines que compte Casablanca, plus de la moitié ont donné leur feu vert à cette opération. Mais il faudra qu'une écrasante majorité de communes aient délibéré en faveur de cette décision avant de lancer un appel d'offres international pour la concession de la collecte des ordures ménagères. Sur ce point, l'optimisme est de rigueur à la Communauté.
L'idée la plus répandue est de choisir "deux ou trois sociétés qui se partageraient le marché". L'ob-
jectif est d'assurer une meilleure concurrence et un service de qualité, tout en évitant de tomber dans une situation de monopole. "Si une grève est déclenchée demain, il ne faudrait pas que la collecte soit paralysée et la ville devienne sale", précise M. Abdelmoughit Slimani, président de la CUC. Cela permet aussi d'instaurer l'esprit de concurrence.

Ainsi, le ramassage des ordures à Casablanca ne suivra plus le découpage administratif des communes, mais une nouvelle répartition géographique. Les délibérations des communes devront s'accompagner du transfert du budget de collecte de chaque commune qui aura opté en faveur de la CUC. Le montant total accompagnant ce transfert sera de l'ordre de 400 millions de DH par an.
Dans cette affaire, la CUC veut aller vite. Son calendrier est serré et correspond au "calendrier naturel". Après les délibérations des communes et le lancement de l'appel d'offres international, les responsables de la CUC comptent sélectionner les sociétés concessionnaires courant avril. "Ces dernières doivent normalement démarrer juillet prochain, avec le début de l'année budgétaire", précise M. Slimani.

Les choses sérieuses ont déjà commencé. Avant même le lancement de l'appel d'offres prévu pour fin février, plusieurs entreprises étrangères jouent des coudes pour se positionner. Différentes nationalités sont en présence: Allemandes, Françaises, voire Américaines comme l'une des plus grandes entreprises au monde, Waste Management International(1). D'autres en partenariat avec des entreprises marocaines vont entrer dans la course.
D'après la Charte de 1976, la collecte est entre les mains des communes et la Communauté ne s'occupe que de la décharge. Une vision globale de Casablanca devra intégrer le ramassage des ordures, les centres de transfert et la décharge. L'idée d'unifier la responsabilité de la collecte s'inscrit dans la ligne droite de l'unité de la ville développée par le dernier colloque des collectivités locales, consacré à la déconcentration et la décentralisation. Elle a été officialisée lors de la réunion du ministre d'Etat à l'Intérieur et celui en charge de l'Economie et des Finances avec les élus début décembre à Casablanca. Cette centralisation de la collecte entre les mains de la CUC est jugée judicieuse. Car, avec la tendance des communes à transférer au privé la collecte, le risque encouru est de voir environ 27 entreprises privées opérer à l'intérieur de Casablanca. "Dans ce cas, il vaudrait mieux que les communes conservent leurs compétences en matière de ramassage d'ordures", rappelle M. Lahcen Hairouf El Idrissi, conseiller du président de la CUC.

Mohamed CHAOUI


(1) Cf L'Economiste n° 13 du 20 janvier 1994.

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