×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Economie

    Code du travail: C'est aussi la faute du gouvernement

    Par L'Economiste | Edition N°:1156 Le 03/12/2001 | Partager

    . Invité de la CFCIM, Abbas El Fassi, ministre de l'Emploi, a fait le point sur les raisons du blocage de ce projetLe ministre de l'Emploi Abbas El Fassi ne mâche pas ses mots. L'impasse que connaît le projet de code du travail ne relève pas uniquement de la responsabilité des syndicats, mais également de celle du gouvernement, a-t-il déclaré en substance lors de la réunion organisée par la Chambre Française de Commerce et d'Industrie du Maroc (CFCIM), la semaine dernière. Les discussions sur ce texte n'auraient donc pas dû être gelées à la Commission de la Législation à la Chambre des Conseillers en attendant un consensus entre les partenaires sociaux. Abbas El Fassi n'a pas hésité à exprimer clairement le fond de sa pensée sur ce report. Il qualifie cette décision “de faiblesse de la part du gouvernement”. Allusion est faite à l'équipe Youssoufi I où le Département de l'Emploi était chapeauté par l'usfpéiste Khalid Alioua. Selon lui, cette faiblesse a été mise à profit par les syndicats qui refusent de discuter le texte. “Rien ne justifiait ce report. Le gouvernement dispose d'une majorité tant au niveau de la Commission de la Justice que du Parlement”. Actuellement et en dépit des différentes réunions, le dossier n'a pas avancé d'un iota. Les centrales syndicales continuent à le bloquer. Et l'approche des élections est une carte à faire jouer. Pour les syndicats, la reprise des travaux est conditionnée par des revendications, jugées toutefois légitimes par El Fassi: généralisation du Smig, interdiction des licenciements. Dans tous les cas, le parcours chaotique de ce projet de texte est loin d'être achevé et ce, en dépit “des bons rapports que le ministre de l'Emploi entretient avec les partenaires sociaux”. De même, son examen ne risque pas d'être bouclé de sitôt. Il faudra au préalable que les syndicats renoncent à la surenchère et aux calculs politiques. Lors de cette réunion, Abbas El Fassi est revenu à la charge sur le rôle du secteur privé dans la création de l'emploi. Pour cela, estime-t-il, il faut faciliter la tâche à l'entrepreneur. Ce dernier ne devrait pas être une victime de la bureaucratie administrative et de la corruption. Sur ce point, rien de concret n'est entrepris pour freiner ce fléau. D'ailleurs, El Fassi n'a pas manqué de faire référence au dossier CIH qui n'a pas connu de suite. “Un rapport sur cet établissement a été déposé devant la Justice depuis plusieurs mois et ne décourage pas pour autant les corrupteurs”, soutient-il. Ce n'est pas tout. Le secrétaire général de l'Istiqlal s'est également attardé sur la réforme foncière. “Chaque ministère est propriétaire de sa réserve foncière. Et il n'y a pas assez de transparence”, note-t-il. En réalité, la création d'une agence foncière tarde toujours à voir le jour et ce, en dépit de l'urgence de sa mise en place. Khadija MASMOUDI

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc