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    Economie

    Code du travail: Ça recoince

    Par L'Economiste | Edition N°:814 Le 20/07/2000 | Partager

    • «Les fameux points en suspens« renvoyés chez le Premier ministre• Double blocage auprès du Comité d'experts et de la Commission de la JusticeC'EST le statu quo. Le projet de code du travail n'a pas avancé d'un iota. Aucun consensus n'a été obtenu sur les points en suspens. Les réunions du Comité d'experts organisées à l'issue de l'accord du 19 Moharram n'ont pas eu l'effet escompté par le gouvernement. En tout cas, syndicats et patronat ont encore une fois bloqué les concertations. Les deux parties s'en remettent au Premier ministre, M. Abder-rahman Youssoufi. Une commission supérieure présidée par celui-ci et composée des secrétaires généraux des principaux syndicats et du président de la CGEM devrait se réunir pour débattre des points en suspens. Ce qui soulève nombre d'interrogations. Le Premier ministre réussira-t-il là où d'autres ont échoué? Sera-t-il capable de mener des négociations rapides et réussies avec les partenaires sociaux?Pour l'heure, aucune date n'a été fixée; ce qui ne manque pas de surprendre certains syndicalistes. «Nous nous attendions à ce que le Premier ministre convoque rapidement la tenue du Conseil supérieur. Ce n'est pas le cas«, relève un syndicaliste.En réalité, les observateurs estiment que ce projet ne risque pas de voir le jour de sitôt. Il sera probablement renvoyé à la prochaine session parlementaire. Les membres du gouvernement et les parlementaires semblent avoir d'autres préoccupations. L'approche d'un re-maniement ministériel plonge les premiers dans un climat d'attentisme. Quant aux seconds, ils attendent que la fièvre des élections indirectes à la Chambre des Conseillers passe. En un mot, les intérêts des salariés sont le dernier des soucis des uns et des autres.Une chose est sûre: si le Comité d'experts n'avance pas dans ses travaux, la Commission de la Justice, de la Législation et des Droits de l'Homme à la Chambre des Conseillers ne fait pas mieux. Ses séances de travail ont été suspendues à la demande de M. Khalid Alioua, ministre de l'Emploi. «Depuis que le ministre de l'Emploi a demandé le renvoi de l'examen du texte à une date ultérieure, il n'a plus contacté la commission pour qu'elle reprenne ses travaux sur le projet de code«, déclare à L'Economiste un membre de la Commission.Salariés et employeurs n'ont donc qu'à prendre leur mal en patience et attendre le prochain round sur ce projet de code du travail que le gouvernement peine à faire passer. K.M.


    Les points en suspensPARMI les points en suspens figure l'entrave à la liberté de travail. Les syndicats s'opposent à son maintien parmi les fautes graves. S'y ajoute la flexibilité de l'emploi et des salaires. Les autres points concernent le licenciement abusif et collectif, ainsi que les indemnités de licenciement normal et collectif.
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