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Société

Code de la presse: Il y a un flou juridique
Entretien avec Robert Ménard, SG de Reporters sans frontières

Par L'Economiste | Edition N°:2611 Le 17/09/2007 | Partager

Lorsque les langues se délient, les libertés se revigorent. Simple à formuler mais difficile à appliquer. Les propos de Robert Ménard, secrétaire général de RSF, tenus durant son dernier passage à Casablanca, esquissent cette réalité. «Au Maroc, la liberté de presse régresse». Un constat d’autant plus préoccupant, d’après lui, que les promesses gouvernementales se sont évaporées. . L’Economiste : RSF ne fait pas toujours dans le consensus. L’on reproche à votre association des positions ambiguës. - Robert Ménard : Il y a des critiques de bonne foi. Mais aussi des propos qui relèvent de l’injure. Le dilemme, c’est que RSF est attachée à la liberté de presse. Elle ne peut donc pas intenter des procès aux journalistes. L’article publié, le 6 septembre, sur les colonnes d’un quotidien marocain relève justement de la diffamation. C’est symptomatique, le fait qu’il ne réponde à aucun de nos arguments, alors que 34 médias ont été condamnés. De plus, bonjour le courage d’un papier signé sous un pseudonyme! Je ne compte pas pour l’instant porter plainte. . Vous dénoncez actuellement le recul de la liberté de presse au Maroc. N’est-ce pas là une inconstance de votre part?- Pas du tout. Nous avons toujours critiqué l’attitude des autorités marocaines vis-à-vis de la presse. En 2006, nous nous sommes entretenus avec le patron des chaînes publiques, Fayçal Laâraïchi, et le ministre de la Communication, Nabil Benabdallah. Leur message, c’est que le Maroc se démocratise, et le Code de la presse avec. Ils nous parlent alors de suppression des peines de prison, de la fin de la censure…. Ce sont là des engagements pris. Il y a donc une volonté officielle de dialoguer. En avril 2006, RSF déclare que le Maroc fait de sérieux progrès. Un an plus tard, le bilan est médiocre. Il n’a y jamais eu autant de procès contre la presse. Il fallait tenir ses promesses. . Contre-balancer les peines de prison par des amendes lourdes, la jurisprudence notamment française opte pour cette solution. La partagez-vous? - Toutes les déclarations des Nations unies écartent l’emprisonnement d’auteurs de délits de presse. Ce n’est pas RSF qui le proclame. Il y a d’autres manières de sanctionner. Les amendes en font partie. . Quelles sont les grandes lignes de vos propositions pour réformer le Code de la presse? - Il y a un flou juridique des délits de presse portant sur l’institution royale, la religion... En cas de récidive, la peine de prison devient ferme. Et en même temps, la réforme envisage de supprimer les condamnations pénales. C’est contradictoire. Nous avons fait part au Premier ministre, Driss Jettou, de nos remarques. Pas de réponse. Ce n’est pas un caprice personnel. La réciprocité compte lorsqu’on dialogue! . Comment expliquez-vous cette «omerta»?- J’ai l’impression qu’il y a un double discours. L’un parle de changement et est adressé à la communauté internationale. L’autre, en revanche, continue à consacrer certaines mauvaises habitudes. Il faut faire la distinction entre modernité et démocratie. Seul le Souverain a le pouvoir de changer les choses. Personne ne peut me faire croire le contraire. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous lui avons envoyé une lettre. Propos recueillis par Faiçal FAQUIHI

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