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    CO2: Bruxelles veut faire payer les industries polluantes

    Par L'Economiste | Edition N°:2697 Le 22/01/2008 | Partager

    . Les entreprises visées menacent de délocaliserBruxelles compte accroître la pression sur les industries européennes polluantes pour lutter contre le réchauffement climatique, en rendant payants leurs droits d’émission de carbone, mais ce projet fait hurler les entreprises visées qui menacent de délocaliser.Cette idée fait partie du paquet mesures que la Commission européenne doit annoncer mercredi, avec notamment des objectifs chiffrés par pays pour parvenir à une réduction globale de 20% des émissions de gaz à effet de serre en 2020.Les permis de pollution de l’industrie, introduits dans l’UE il y a 3 ans et qui ont donné le jour à un grand marché d’échange de quotas, sont jusqu’à présent accordés quasi-gratuitement. Bruxelles veut les rendre payants d’ici 2020 car la gratuité est souvent perçue comme une forme de subvention aux pollueurs et un obstacle à un fonctionnement vraiment efficace du système. D’autant que les Etats membres ont parfois tendance à allouer des crédits de pollution plus importants que nécessaires.Concrètement, les permis vont être mis aux enchères en 2013 pour la production d’électricité, les raffineries et le stockage du carbone. Le système sera généralisé en 2020, selon le projet. Bruxelles veut que l’industrie européenne réduise de 21%; ses émissions. Elles étaient de 2,122 millions de tonnes dans l’Union européenne en 2005.Problème: les intéressés, sidérurgistes en tête, brandissent la menace de transferts de production à l’étranger. «La manière dont tout cela est prévu ne nous laisse pas d’autre choix que de partir», a menacé Eurofer, la confédération européenne du fer et de l’acier. Un million d’emplois sont menacés en Allemagne et 20.000 en Roumanie, ont averti les industriels de ces deux pays.Le message est largement relayé par les gouvernements français et allemand. La France plaide pour l’instauration à terme d’un système de compensation aux frontières visant à taxer sous une forme ou une autre les importations provenant d’industries non soumises aux contraintes européennes.Le gouvernement allemand dénonce également le projet. «Nous rendons un mauvais service au problème climatique mondial si en augmentant nos prix de production, nous déclenchons des délocalisations de sites et d’emplois dans les pays qui ne sont pas soumis à un régime de protection du climat», a affirmé le ministre allemand de l’Economie Michael Glos.La Commission européenne qui reconnaît le risque de délocalisation a accepté tout récemment d’assouplir son projet, notamment avec des allocations gratuites au cas par cas et selon les secteurs. Près de 12.000 entreprises européennes à forte consommation d’énergie, responsables de 40% des émissions européennes de CO2, peuvent depuis 2005 acheter et vendre des droits d’émission de gaz à effet de serre.Les échanges mondiaux ont représenté 40,4 milliards d’euros en 2007, en hausse de 64% par rapport à 2006, selon Point Carbon, un cabinet de recherche spécialisé basé à Oslo. Synthèse L’Economiste

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