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    Affaires

    CMR: La réforme renvoyée aux calendes grecques

    Par L'Economiste | Edition N°:3390 Le 25/10/2010 | Partager

    . Dès 2011, la Caisse puisera dans les intérêts de ses placements . A moyen terme, elle entamera «son capital» et donc ses réserves L’heure est grave pour le régime des retraites des fonctionnaires de l’Etat. L’urgence de la situation de la Caisse marocaine des retraites (CMR), relevée par les études actuarielles et la commission technique des retraites, n’émeut pas le gouvernement. Ce dernier a choisi de faire l’impasse sur des réformes douloureuses mais nécessaires. Le versement de 12,5 milliards de DH au titre de la quote-part de l’Etat pour 2011 ne changera rien à la donne au niveau de cette caisse. La question de l’équilibre de la CMR est donc renvoyée aux calendes grecques. La Caisse n’aura d’autre choix que de puiser dès 2011 sur les intérêts financiers de ses placements avant d’entamer les réserves l’année d’après (2012). Pourtant et c’est connu, plus on prendra du retard, plus l’effort à consentir pour «sauver» ce régime de retraite sera important. Seule alternative, la possibilité de passer par la commission nationale des retraites présidée par le Premier ministre. Mais encore faut-il qu’elle se réunisse! Le rapport économique et financier, qui accompagne le projet de loi de Finances 2011, sonne également l’alarme. «La situation des différentes caisses de retraite, particulièrement celles du secteur public gérées par répartition, appelle à une réforme d’urgence pour parer aux déséquilibres», peut-on lire dans le document. Il rappelle aussi qu’une réflexion est lancée et que des propositions sont sur la table, en l’occurrence un projet combinant des mesures systémiques et paramétriques. Les premières visent la mise en place d’un régime à deux piliers combinant à la fois répartition et capitalisation. Il s’agit plus exactement de la mise en place d’un régime de base unifié pour le secteur public et privé associé à des régimes de retraite complémentaires obligatoires gérés de manière indépendante pour le public et le privé. Une complémentaire facultative pourrait s’y ajouter. Le régime de base unifié comprendrait des comptes en points, applicable sur une tranche de salaire plafonnée à 2 fois le Smig, et auquel s’ajouteraient des régimes d’extension pour les indépendants et les travailleurs non salariés. De leur côté, les régimes complémentaires à caractère obligatoire comprendraient un Régime complémentaire de la fonction publique unifié (RCFP) fonctionnant selon un système de points ainsi qu’un régime complémentaire pour le secteur privé salarial (pilier complémentaire professionnel CMR2) obligatoire au premier dirham.Les deuxièmes, soit les mesures paramétriques, agiraient sur les taux de cotisation, le niveau des prestations et l’âge légal de départ à la retraite. Selon le ministère des Finances, le taux de cotisation devrait être relevé à 20% (limite supérieure des capacités contributives des employés et des employeurs) avec une mise en œuvre progressive pour les régimes qui affichent des taux de cotisation relativement bas (CNSS 11,89%, CIMR entre 6 et 12%). Or dans le cas de la Caisse des retraites des fonctionnaires de l’Etat, les mesures d’urgence adoptées par son Conseil d’administration et dont l’application attend le feu vert du gouvernement, prévoit de relever le taux de cotisation de 20 à 26% sur trois ans.


    900 millions de DH externalisés

    Pour optimiser la gestion de ses réserves financières qui ont atteint 57,5 milliards de DH à fin 2009 et 67,342 milliards de DH à fin mai 2010, la CMR avait lancé une étude qui a conduit au réaménagement de la politique de placement. Ce qui a donné lieu à un ensemble de recommandations de son conseil d’administration. Parmi celles-ci l’on retrouve l’externalisation de la gestion d’une partie du portefeuille de la Caisse, soit un montant de 900 millions de DH. D’ailleurs, un appel d’offres dans ce sens est lancé.K. M.

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