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CMC: Un taux de croissance de 10% pour 2001

Par L'Economiste | Edition N°:958 Le 15/02/2001 | Partager

. Calculé sur une moyenne triennale, ce taux se réduit à 3,5% . L'investissement public constitue, selon les experts du CMC, la planche de salut de l'économie marocaineLe taux de croissance pour 2001 sera de 10%, si l'on en croit les prévisions du Centre Marocain de Conjoncture (CMC). «Cette année, on aura une croissance à deux chiffres, 8,7%, ajouté à cela l'impact du Fonds Hassan II qui sera de 1,8%», a expliqué M. Habib El Malki, président du Centre au cours d'une conférence de presse, tenue mardi dernier. Il ne faut cependant pas trop se réjouir étant donné que l'économie nationale reste plombée par les mauvais taux de croissance enregistrés en 1999 et 2000. «Sur une moyenne triennale, le PIB escompté en 2001 sera de 3,5%». Quatre éléments, exogènes pour la plupart, contribueront à la réalisation de ce taux. Parmi ces facteurs, figure la nouvelle parité Euro/Dollar. En effet, depuis près de deux ans, la dépréciation de l'Euro face au Dollar a empêché le Maroc de tirer pleinement profit de l'amélioration de l'environnement international. Néanmoins, le revirement de la conjoncture américaine, par le biais de ses effets sur les marchés des changes et ceux de matières premières, devrait se traduire par des effets positifs sur l'économie marocaine. Dans un autre registre, la baisse des prix du pétrole (l'estimation du CMC est de 26 Dollar le baril) contribuerait à réduire les risques d'inflation et les charges des entreprises ainsi qu'à augmenter le pouvoir d'achat des ménages. Elle limiterait également le déficit budgétaire à travers la diminution de la charge supportée par l'Etat de la hausse des prix énergétiques. Il en résulterait des marges de manoeuvre supplémentaires pour dynamiser l'investissement public, qui constitue selon les analystes du CMC la planche de salut de l'économie marocaine. La conduite d'une politique de croissance forte exige, de ce fait, une plus grande implication du gouvernement. «Le rôle de la politique économique et ses divers instruments à caractère budgétaire, fiscal ou monétaire ne peuvent, dans cette perspective, se réduire à la seule fonction de régulation et de stabilisation macro-économique. Plus qu'un moyen de relance à caractère purement conjoncturel, le budget devrait constituer, dans ces conditions, un véritable instrument d'impulsion de l'économie nationale. Les investissements deviennent donc l'instrument privilégié d'intervention des pouvoirs publics pour, non seulement infléchir les tendances baissières constatées au plan conjoncturel, mais surtout pour créer les conditions favorables au redémarrage économique», souligne-t-on auprès du CMC. De son côté, la conjoncture agricole «relativement» favorable contribuerait fortement à la réalisation d'une bonne croissance économique. Dernier élément mais non des moindres l'ouverture du capital de Maroc Telecom. Toutefois, ces facteurs sont essentiellement à caractère exogène et non liés à la dynamique nationale, laquelle semble «prendre des rides», selon l'expression utilisée par M. El Malki. «Un bon pilotage de l'économie nationale nécessite la définition d'un leadership. Qui décide quoi, qui fait quoi», s'interrogent les professionnels. L'ouverture de plusieurs chantiers à la fois fait aussi l'objet de critique adressée aux pouvoirs publics par les experts du CMC. «Le tout prioritaire traduit en réalité l'absence de priorité», soulignent-ils. Si l'on en croit les prévisions du Centre, l'inflation sera de 2,5%, alors que la valeur ajoutée agricole sera de 39%. «Mais, encore une fois ce taux est à prendre avec des pincettes. Si on fait le calcul sur une moyenne triennale, il y aura une stagnation puisqu'en 1999, le PIB agricole était de -19% et en 2000 de -20%», précisent les experts du Centre.


L'impact du Fonds Hassan II

Si dans le cadre du Budget général de l'Etat, l'effort d'investissement reste limité, le Fonds Hassan II représente une alternative extrabudgétaire et pourrait constituer, de par sa gestion et l'importance de ses ressources, un élément de relance de l'économie. L'enveloppe qui est affectée à ce Fonds représente 25% de la totalité du budget d'équipement de l'Etat, soit 4,5 milliards de DH. L'impact de l'investissement sur le taux de croissance de l'année 2001 serait de 1,8 point. Le bâtiment et les travaux publics sont les activités qui tireraient le plus de profit de ces investissements. Fedoua TOUNASSI

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