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    Economie

    Classe moyenne: Une population de 16,3 millions de personnes

    Par L'Economiste | Edition N°:3020 Le 08/05/2009 | Partager

    . Son revenu dans une fourchette allant de 2.800 à 6.736 DH. Un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale A regarder de près les statistiques livrées par le HCP, l’on est tenté de dire que la classe moyenne est un peu fourre-tout: elle englobe 63% «des employés, artisans et ouvriers qualifiés des métiers de l’artisanat», 58,6% des «rentiers, retraités et inactifs» et 19,5% des «cadres supérieurs et professions libérales». S’y ajoutent 56,3% des «cadres moyens, commerçants et intermédiaires financiers», 48,6% des «ouvriers agricoles et non agricoles» et 40,2% des «exploitants agricoles». Elle est composée de catégories socioprofessionnelles de niveau de formation et de qualification intermédiaire. «La disparité aussi bien de leurs niveaux de revenu que de leurs conditions de vie contribue à l’hétérogénéité socioprofessionnelle de cette classe», affirme Ahmed Lahlimi. Il s’est limité, lors de la rencontre organisée mercredi 6 mai, à décliner les questions méthodologiques et certains aspects socioéconomiques de la classe moyenne. La classe moyenne est un groupe intermédiaire, qui se trouve au milieu, entre la classe aisée et celle défavorisée. Elle compte 16,3 millions de personnes dont 62,9% en milieu urbain. Elle regroupe 53% de la population contre 34% pour la classe modeste et 13% pour la classe aisée. La classe moyenne dispose d’un revenu variant entre 2.800 et 6.736 dirhams par mois et par ménage. Une fourchette qui ne manquera pas de susciter les commentaires. Caractérisée par son hétérogénéité, elle représente 52% de la population active occupée et 58% de l’emploi salarié qualifié. La classe moyenne occupe quatre emplois sur dix dans le secteur primaire, six sur dix dans le secondaire et plus de 5 postes de travail sur 10 dans le secteur tertiaire. C’est une population où le niveau de chômage dépasse la moyenne nationale (14,6%). Le phénomène est beaucoup plus important dans les villes où ce taux est de 22% dépassant de deux points seulement celui des ménages modestes. Les statistiques du HCP relèvent aussi que les diplômés chômeurs sont nombreux dans la classe moyenne mais beaucoup moins que dans les classes modestes: 31,7% dans les ménages moyens contre 49,8% pour les ménages modestes. Ces ménages qui disposent d’un revenu moyen de 4.402 dirhams en milieu urbain contre 4.219 dans les campagnes en consacrent les deux tiers à l’alimentation et l’habitat.Les classes moyennes disposent globalement d’un revenu qui couvre la totalité de leurs dépenses de consommation. C’est le cas pour les ménages relevant de la catégorie supérieure et intermédiaire (voir infographie page 4). En revanche, ceux dont le revenu est en dessous de 3.500 dirhams couvrent difficilement leurs dépenses de consommation: celles-ci sont supérieures de 12% à leurs revenus. Autrement dit, l’endettement constitue l’unique voie pour satisfaire leurs besoins de consommation courante. C’est le cas d’ailleurs pour 71% des ménages de la classe moyenne dont le revenu est inférieur à 3.500 dirhams. Ce qui veut également dire que la classe moyenne est embourbée dans les crédits à la consommation qui représentent 59% des différents emprunts contractés. Les crédits immobiliers et ceux destinés à l’équipement ménager et à l’acquisition de moyens de transport représentent respectivement 25,1% et 15,9%. L’enquête du HCP ne précise pas si les ménages «moyens» sont surendettés ou pas. Elle relève seulement que seuls trois ménages sur dix de la classe moyenne sont endettés contre 37,5% pour la classe aisée et 27,3% pour la classe modeste. A part les soucis de consommation et de logement, 58% des ménages de la classe moyenne sont préoccupés par le coût de la vie, le niveau de revenu et la sécheresse. La morbidité, l’abandon scolaire et le chômage des jeunes inquiètent 37% d’entre eux. Quant à la délinquance et à la consommation de drogue, elles sont citées par 35% des ménages alors que l’insécurité préoccupe plus de quatre ménages sur dix.Khadija MASMOUDI

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