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    Economie

    Clandestins: Une nouvelle offensive

    Par L'Economiste | Edition N°:2122 Le 04/10/2005 | Partager

    . Huitième assaut à Melilia lundi 3 octobre. Sur les 700 assaillants, entre 200 et 300 ont pu passerLa frontière de Melilia semble être devenue une vraie passoire. Et les clandestins regroupés autour de la préside occupée semblent l’avoir compris. Lundi 3 octobre, peu avant l’aube, ils ont réalisé leur huitième assaut depuis le début de l’été. La présence des renforts au sein de la Garde civile et même de l’armée n’a pas affecté la mobilisation des clandestins, pour la plupart issus d’Afrique subsaharienne. Ils ont même monté, selon des sources côté espagnol, la plus grosse offensive avec près de 700 personnes. Totalement saturées, les forces de l’ordre espagnoles n’ont pas réussi à contrôler la situation. Entre 200 et 300 clandestins se sont faufilés entre les éléments chargés de la sécurité frontalière et pénétré dans la ville de Melilia. Contrairement à leurs habitudes, les clandestins ont, cette fois-ci, choisi une partie difficile du grillage près du quartier chinois de Melilia. Cette partie avait déjà été surélevée pour atteindre les 6 mètres de haut. Personne ne s’attendait à ce que l’attaque se fasse de ce côté-là. Ce qui laisse à penser à une certaine préparation des attaques. Les clandestins ont réussi à mettre le grillage quasiment à plat sur une centaine de mètres, et ont, par endroits, même arraché les supports, selon des médias ibériques. Cette attaque, l’une des plus massives, s’est soldée par une vingtaine de blessés, dont un dans un état grave. Côté espagnol, quatre gardes civils et trois soldats ont été blessés par des jets de pierre. Ces jets étaient destinés à couvrir les personnes chargées de la prise du grillage. Les méthodes employées dénotent une certaine préparation ainsi que l’existence d’un commandement côté clandestins. Thèse encouragée côté espagnol mais que les autorités marocaines refusent de croire. «Le flux de migrants est quasi continu, avec des nationalités diverses, difficile de maintenir un contrôle et une hiérarchie dans ces conditions», note un responsable de la Gendarmerie royale. Toujours est-il la plupart des clandestins issus d’Afrique subsaharienne traversent la frontière du côté algérien. Des mafias assurent le transport vers les points de traversée de la frontière et donnent des indications pour une traversée sans risques du Maroc en direction des villes de Ceuta et Melilia. Selon la Gendarmerie royale, il n’est pas rare de trouver des clandestins avec des schémas de trajet et des indications écrites. Dernièrement, même des Algériens figuraient parmi les clandestins.


    Rapatriement difficile

    Les autorités espagnoles ont refusé depuis le début des attaques de faire rapatrier en Espagne les clandestins entrés illégalement dans le pays. Les centres d’accueil à Ceuta et Melilia sont déjà arrivés à saturation et il est difficile pour les autorités de ces deux villes de trouver refuge pour ces immigrés. A noter que selon la loi espagnole, tout clandestin doit être présenté devant le juge au maximum quinze jours après avoir été arrêté. Durant cette période, il est mis en liberté. Et c’est cette lacune judiciaire qui est exploitée par les clandestins. En ce qui concerne les Marocains, une convention signée entre les deux pays avait mis en place la possibilité d’un rapatriement «express», les clandestins de nationalité marocaine étaient expulsés au Maroc dans la journée.De notre correspondant, Ali ABJIOU

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