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    Citibank Maghreb étoffe son offre

    Par L'Economiste | Edition N°:327 Le 23/04/1998 | Partager

    Un guichet à Fès, intégration aux réseaux Interbank et Visa International, augmentation programmée du capital, Citibank Maghreb élargit ses services et renforce sa surface financière. Elle reste cependant une banque de l'entreprise qu'elle veut aider à lever des fonds sur le marché international.


    C'est décidé. Avant le fin de cette année, Citibank Maghreb doublera son capital à 400 millions de DH, annonce M. Reza Ghaffari, directeur général de la banque. Déjà en 1997, elle avait procédé à une opération similaire permettant d'atteindre le niveau actuel (200 MDH) pour des fonds propres de l'ordre de 250 MDH. La nouvelle décision s'inscrit dans la même logique: renforcement de la surface financière dans un environnement en pleine mutation.
    Citibank Maghreb reste une banque de l'entreprise, mais garde un oeil intéressé sur les particuliers disposant d'un revenu assez significatif, entre autres les opérateurs nationaux ou les étrangers ayant une activité au Maroc ou désirant y investir. Dans cet esprit, elle vient d'ouvrir un bureau à l'hôtel Sheraton de Fès. Ce guichet, devant fonctionner comme une agence est considéré comme un test. En cas de succès, il devrait être suivi d'une implantation similaire dans d'autres grandes villes. La mise en place d'un réseau ne constitue toutefois pas une priorité. Compte tenu des avancées technologiques, «une banque ne signifie pas forcément une présence physique», explique M. Ghaffari qui souligne que «ce sont les capacités technologiques qui sont importantes».

    En effet, la télématique permet aisément de toucher directement le marché. La banque américaine a d'ailleurs achevé, depuis l'année dernière, la mise en place de services électroniques permettant à la clientèle de réaliser un grand nombre d'opérations, telles que la consultation de compte ou le paiement électronique. Cet outil, qui permet également aux utilisateurs de traiter avec une soixantaine de pays où est implantée la banque américaine, favorise une réduction des coûts de gestion, une meilleure sécurisation des opérations et un gain sur le temps de travail. De l'avis du DG, le système de banque à domicile devrait être mieux étoffé une fois la compensation électronique en place.

    Marché secondaire


    En attendant, ces services électroniques seront complétés par un accès aux DAB d'Interbank. Citibank vient en effet d'intégrer ce réseau, tout comme elle sera membre de Visa international d'ici peu. Du coup, ses clients pourraient bientôt bénéficier de cartes bancaires domestiques ou internationales (Visa) pour ceux qui disposent de comptes en devises ou en Dirhams convertibles.
    Corrélativement à l'élargis-sement de la gamme de produits, la banque continue de développer son activité. Le bilan 1997 n'est pas encore totalement arrêté. Cependant, par rapport à l'année précédente, le total bilan devrait pratiquement doubler pour atteindre près de 1,5 milliard de DH. Pour la même période, les dépôts approchent 700 millions de DH, tandis que les crédits totaliseraient environ 500 millions. Pour les responsables, il n'est pas question de lutter pour des parts de marché. La démarche consiste à entretenir un portefeuille sain. Résultat, les créances douteuses existantes sont essentiellement engendrées par le respect strict des règles de provisionnement définies par Bank Al-Maghrib.

    Citibank se montre par ailleurs très active sur le marché secondaire des bons du Trésor dont elle est l'un des principaux animateurs, même avant d'être choisie comme IVT (intermédiaire en valeur du Trésor). La banque revendique une part significative du volume réalisé sur ce compartiment.
    Le marché des changes n'est pas en reste. En 1996, il avait contribué pour 10% des revenus. Cette position de force tient au fait qu'elle dispose d'un bon matelas de devises alimenté par ses gros clients directs ou ceux du réseau de la maison mère. En somme, celle-ci constitue un solide support, notamment pour l'activité internationale. Sur ce segment, M. Ghaffari souligne la possibilité pour la banque d'arranger des financements internationaux pour des entreprises de la place au cours de cette année. Il reste cependant discret sur les noms, indiquant simplement que «des discussions sont en cours».

    Alié Dior NDOUR






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