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    Economie

    Circulation: La logistique sous tension

    Par L'Economiste | Edition N°:3420 Le 09/12/2010 | Partager

    . L’accès aux sites de production toujours difficile. Le casse-tête de l’acheminement des produits. Les contournements congestionnent «l’autoroute» urbaineDifficile de circuler à Casablanca. Un état de fait, qui existe depuis quelques années déjà, mais qui s’est accentué avec les dernières inondations qu’a connues la métropole. Depuis une semaine, partout des routes barrées, des déviations, des travaux, des nids-de-poule, des affaissements de la chaussée… de quoi ralentir l’activité économique. Même si la situation s’est un petit peu améliorée par rapport à la semaine dernière, il n’en reste pas moins que la livraison de marchandises accuse de sérieux retards. Les transporteurs étant obligés de faire de grands détours pour éviter les bouchons. «Au niveau du Bd Abdelmoumen, il est presque impossible pour les poids lourds de circuler», note Abderrahim Chennaoui, secrétaire général de la Fédération du transport sur routes et ports. Pour les acheminements réalisés à partir du port vers Sidi Maârouf par exemple, les camionneurs n’ont plus le choix. Ils sont obligés de passer par Hay Mohammadi pour emprunter ensuite le tronçon urbain de l’autoroute qui est des plus congestionnés.En plus des bouchons, l’état des routes rend la circulation périlleuse. «Avec les dégâts causés par les intempéries et les travaux de canalisation, les camionneurs craignent de s’enfoncer dans les crevasses», note Chennaoui.Au niveau du port, le trafic semble tolérable pour le moment. Il y a moins de conteneurs et moins de sorties de camions que d’habitude à cause de la mer qui est très agitée. Quant à l’impact de cette situation sur les entreprises, elle diffère selon leur emplacement et leur flotte. «L’accès à notre usine n’est possible que par une seule voie. L’autre voie donnant sur la sortie vers Marrakech étant coupée en deux et donc impraticable», souligne Abdelmajid Kaddouri, directeur général de Moroccan Iron Steel, dont le site de production se trouve dans la région des Chellalate (commune de Mohammedia). Une région connue pour ses routes impraticables (www.leconomiste.com). «Du 30 novembre au 1er décembre, nous n’avons pas pu accéder à l’usine à cause des inondations», poursuit Kaddouri. Suite aux inondations, Moroccan Iron Steel a dû arrêter la production pendant près d’une semaine. L’entreprise a enregistré des dégâts importants (électronique, automatisme et installation électriques…) qu’elle est en train d’évaluer. La commune des Chellalate a été, rappelons-le, incapable de dégager les routes au lendemain des inondations. Les sociétés opérant dans la région se sont résignées à «se débrouiller toutes seules», signale le dirigeant d’une entreprise locale.«Aujourd’hui, l’acheminement des produits et matières premières vers les usines reprend tant bien que mal», précise le DG de Moroccan Iron Steel.A Tit Mellil, la situation a été moins dramatique. Hier mercredi, le trafic y était presque redevenu normal. Les premiers bilans des deux jours des intempéries (du 30 novembre au 1er décembre) font état de nombreux arrêts de production. «L’activité a été suspendue durant la journée du 30 novembre, les collaborateurs n’ayant pas pu rejoindre le site en raison des routes qui étaient bloquées. L’unité a repris la production le lendemain normalement», indique-t-on auprès de Delattre Levivier (DLM). Face à cette situation, l’entreprise a été obligée de suspendre l’activité de son site d’Aïn Sebaâ et ce suite à des coupures du courant dans la zone. Les travaux de fabrication ont pu reprendre le lendemain dans des conditions normales. Mis à part l’arrêt de production, DLM n’a pas subi de dégâts que ce soit sur ses sites de fabrication ou ceux de montage.Dans la zone industrielle (ZI) d’Aïn Sebaâ-Bernoussi, le degré d’accès aux sites de production diffère selon l’emplacement des entreprises. «Pour celles situées sur boulevard Chefchaouni, l’accès est aujourd’hui praticable. En revanche, la situation est compliquée pour les sites de production basés dans des artères exiguës», précise Abdellatif Kabbaj, directeur général de SoftGroup. Une entreprise qui est en train d’évaluer les dommages subis suite aux inondations. J. B.

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