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Société

Circoncision mortelle à Fès
Un an de prison ferme pour l’équipe médicale

Par L'Economiste | Edition N°:2327 Le 26/07/2006 | Partager

. Elle est composée de six personnes. Le verdict est tombé hier. Les médecins du privé préparent «une riposte»La salle était comble. De nombreux médecins étaient présents hier mardi au Tribunal de première instance de Fès. L’affaire du jeune Ivoirien décédé des suites d’une opération de circoncision dans la clinique Raïss fait les choux gras des conversations de salon et de café. Le médecin et l’équipe médicale poursuivis pour homicide involontaire sont des personnalités de la ville. Le verdict est tombé: un an de prison ferme pour les docteurs Mohamed Raiss (chirurgien) et Ahmed Oudghiri (médecin anesthésiste), Hassan Cheikh (infirmier anesthésiste) ainsi que trois autres employés de la clinique. Prévue à 13 heures, l’audience a duré quelques minutes, juste le temps d’annoncer la sentence. Aujourd’hui, tout le monde s’interroge sur l’exécution rapide de l’affaire. On parle d’interventions en haut lieu. Dans cette affaire qui oppose le Parquet de Fès aux six inculpés, l’équipe soignante était poursuivie pour homicide involontaire. Les faits remontent au 8 mars dernier lorsqu’un jeune ivoirien de 22 ans, Bogui Nimba Josue Arthur Privat (fils d’une ex-secrétaire générale du ministère ivoirien de l’Education) a subi une circoncision dans la clinique privée. Intervention menée par le Dr. Mohamed Raïss, le principal inculpé. L’autopsie pratiquée sur le corps du défunt avait conclu à une absence d’anomalie dans le processus de l’opération. En clair, selon le rapport médical, les causes du décès ne sont pas dues à une faute professionnelle. L’expertise précise aussi que la conduite de l’anesthésie et de l’intervention ainsi que les soins au réveil sont conformes aux règles du métier. «Si cette conclusion a innocenté l’équipe soignante, sur quelle base la décision du Tribunal a été prise?», s’interrogent les médecins de la ville qui soutiennent Raïss dans cette crise. Ces derniers appellent aujourd’hui à la mobilisation. De fait, ils annoncent une «riposte qui aura un impact important». Ils pensent notamment fermer les cliniques et cabinets le temps qu»il faut pour faire entendre leurs voix et exprimer leur mécontentement quant au sort de leurs confrères». A l’heure où nous mettions sous presse, médecins, syndicalistes, avocats, notaires et hommes d’affaires étaient encore devant la porte du tribunal de première instance en guise de solidarité avec la famille Raiss. Le syndicat des médecins de Fès devait se réunir hier à 19 heures. En tout cas, l’histoire est loin d’être finie. La défense a annoncé qu’elle va faire appel de la décision du tribunal.


Conseillée mais pas obligatoire

Le rite malikite, pratiqué au Maroc, considère la circoncision comme «sounna mouakkada» pour les personnes nées musulmanes ou nouvellement reconverties. En clair, cette opération est vivement conseillée, mais rien n’oblige les croyants à la faire. Ce qui n’est pas le cas dans le rite Hanbalite (pratiqué dans certaines régions de l’Irak et des Emirats notamment) pour qui la circoncision est une obligation religieuse même pour les musulmans nouvellement reconvertis.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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