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    Economie

    CIPêche: Trop de recommandations... et de différends

    Par L'Economiste | Edition N°:482 Le 09/04/1999 | Partager

    · Les armateurs se sont au moins entendus sur la non-reconduction de l'accord de pêche
    · La mise à niveau du secteur ne doit plus rester sur le papier
    · Un conseil supérieur pour la protection des richesses halieutiques marocaines


    «NON à la reconduction de l'accord de pêche», ne manquait pas de s'écrier tous les professionnels de la pêche présents au CIPêche à la fin de la semaine dernière à Tanger. Cependant, établir la liste des recommandations, à la suite de l'organisation des trois ateliers de travail, relevait de l'impossible. La formulation d'une recommandation ou d'une autre ne trouvant pas unanimité tournait presque à la bagarre. Les divergences entre les professionnels dépassent de loin la liste de recommandations.
    Ces dernières sont relatives essentiellement à la mise à niveau du secteur, à l'amélioration des conditions de travail des pêcheurs et à l'amélioration de la situation sociale des marins pêcheurs. «Dans ce secteur, ce sont les pêcheurs qui vivent dans des conditions pitoyables.
    La couverture sociale et médicale doit être le premier point traité par les différentes chambres professionnelles et par le Ministère. Nous n'avons pas besoin d'argent pour décider de la chose. Il faut vouloir améliorer ces conditions et il me semble que cette primauté n'est pas de l'avis de tous», a déclaré M. Azizi, armateur basé à Casablanca.
    Effectivement, pour plusieurs la rénovation des infrastructures portuaires devrait être le premier dossier déposé sur le bureau du ministre. De plus, pour ce qui est de la mise à niveau administrative du secteur, les armateurs pensent qu'il est temps de créer un interlocuteur unique, les chambres méditerranéennes ne remplissant pas au mieux leurs fonctions. «Les chambres n'existent que depuis moins de trois ans. La chambre méditerranéenne ne peut pas donner ces fruits après ce laps de temps. Elle n'a pas de budget, le personnel est très réduit et de plus il y a tellement de dossiers à traiter qu'il est difficile de tout résoudre», explique M. Hakim Oualit, président de la Chambre Méditerranéenne de Tanger. «Il est encore trop tôt pour la constitution d'un interlocuteur unique.

    Le premier Seafood à Tanger?


    Nos sommes encore loin de cela. Nous ne pourrons pas arriver à ce stade si nous n'unifions pas nos efforts. Et il y a trop de désaccords dans le secteur pour s'organiser autour d'un interlocuteur», explique El Hadj Mohamed, pêcheur depuis plus de 40 ans.
    Certes, les recommandations étaient nombreuses, mais pour plusieurs elles ne doivent pas rester comme les précédentes, sur le papier. Un comité de suivi devra être créé pour que les recommandations ne finissent pas parmi les innombrables dossiers qui tombent dans les oubliettes. Cependant, «je ne peux dire à ce stade de la rencontre s'il faudra créer ce comité de suivi pour que les recommandations soient transmises au ministre. Elles le seront incontestablement et les chambres veilleront à la surveillance de l'évolution du dossier», explique M. Oualit.
    Par ailleurs, dans les résolutions les professionnels souhaiteraient que le Ministère mette au point un conseil supérieur pour la préservation des richesses halieutiques. L'accord de pêche signé en 1995 y est pour beaucoup dans la déperdition des richesses, mais «nous n'allons tout de même pas perpétuer ce que les Espagnols et les autres ont commencé. Ce conseil supérieur est très important, mais il y a aussi les repos biologiques», indique El Hadj Mohamed.
    En attendant le prochain CIPêche, puisque la Chambre Méditerranéenne de Tanger veut en faire une rencontre annuelle, M. Oualit est en train de négocier avec Boston pour organiser le premier Seafood à Tanger en l'an 2000.

    De notre correspondante à Tanger, Ilham Berrada

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