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Société

Cinq ans ferme pour deux pédophiles

Par L'Economiste | Edition N°:2365 Le 20/09/2006 | Partager

. L’association “Touche pas à mon enfant», partie civile contre les instituteurs de Fnideq et Amsa. Le témoignage des victimes accablant LA justice a enfin tranché, la semaine dernière, dans l’affaire des deux instituteurs poursuivis pour pédophilie à Tétouan. Cinq ans de prison ferme ! C’est la peine prononcée pour chacun des instituteurs. Soulagement donc des familles et des petites victimes après deux années de procédures. Les faits remontent à 2004. Les deux enseignants qui exerçaient respectivement dans les communes d’Amsa et Fnideq ont été reconnus coupables pour attouchement et abus sexuels sur mineurs. L’affaire a éclaté en juin dernier après les plaintes de plusieurs enfants (cf. www.leconomiste.com). Le drame, c’est que les deux instituteurs étaient considérés «comme des personnes sérieuses et dignes de confiance» par de nombreux parents et collègues. Mais le témoignage des filles victimes et de leurs camarades de classe a été accablant. Selon l’une des écolières de l’école Ibn Bajja de Fnideq, le violeur agissait avec sang-froid. La soixantaine, marié et père de quatre enfants, il donnait un devoir à la classe et postait deux filles en garde. Il appelait alors la victime de son choix et s’adonnait à des attouchements allant jusqu’au viol. Après avoir commis son forfait, il leur donnait une pièce de monnaie en guise de récompense. Des actes ignobles prouvés par des certificats médicaux. A Amsa, le modus operandi était similaire. L’instituteur âgé de 56 ans s’adonnait à des attouchements superficiels. Dans cette école aux classes mixtes, les garçons ont été épargnés mais leur témoignage a pesé lourd contre leur «éducateur». «Rien ne permet à l’heure actuelle de déterminer avec exactitude l’ampleur des viols commis par ces deux monstres», indique Me Hafsa El Ouahabi, avocate au barreau de Tétouan et qui représente l’Association «Touche pas à mon enfant». Association qui s’est portée partie civile dans cette affaire. Il n’est pas facile d’évaluer les dégâts psychologiques engendrés chez ces jeunes filles. «L’ascendant moral de leurs violeurs démultipliant l’effet de l’agression», explique un membre de l’association Touche pas à mon enfant. La peur du scandale, les tabous qui entourent le sujet ainsi que le regard de la société sont autant de facteurs qui permettent ce genre de pratiques. Certes, aujourd’hui les langues se délient et les victimes ne sont plus considérées elles «aussi coupables». La société civile s’est beaucoup mobilisée et son travail de sensibilisation porte ses fruits. La Justice est aussi mieux armée contre ce fléau. Mais selon de nombreux observateurs les sanctions devraient être «encore plus lourdes». « Je crois que les cinq ans sont une sorte de cadeau pénal pour les pédophiles », affirme El Ouahabi. Les accusés peuvent et le plus souvent ont recours à l’appel et peuvent réduire cette peine jusqu’à trois ans. «Il ne peut y avoir de pitié pour ce genre d’individu», estime enfin un témoin. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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